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Une expérience

J’aime qualifier une expérience un cauchemar éveillé si, à un moment donné, on finit par se croire dans son lit et et on tente de forcer un réveil qui ne viendra pas. Ou bien quand surgit la volonté irrésistible de se téléporter immédiatement, se volatiliser pour réapparaître dans un endroit forcément plus agréable.
Ce type d’émotions, je l’ai bien entendu ressenti déjà plusieurs fois dans le passé.
- Quelquefois, lors de ces fêtes citoyennes et publiques, où le concept, qui concrètement revient à déambuler au hasard des rues, n’est que de fêter la fête en cours.
- Assez souvent, en cours de droit commercial, à l’Université.
- À tous les coups, enfin, lors des dîners de famille de ma dernière copine.

Voilà, c’est exactement le sentiment que j’ai ressenti ce matin. Quand, à vélo, seul, après avoir pris un mauvais sentier et ayant persévéré dans mon erreur sur un bon kilomètre de forte et risquée descente, j’ai du rebrousser chemin. Devant alors pousser le vélo, sur une pente que tout être humain doué de raison refuserait de grimper simplement à pied.

Mais l’expérience n’a pas été que désagréable. Il est toujours intéressant de se retrouver dans la nature en position de difficulté (même si toute relative), et surtout, seul, face à soi-même.