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Futilités

Un édito du Fig Mag

Bertrand Delanoë, il est vrai, professe aussi un libéralisme plus « libertaire » qui le conduit notamment à soutenir le mariage homosexuel, l’homoparentalité ou le droit de vote des étrangers. Cette profession de foi réjouira les doctrinaires du « laisser-faire, laisser-passer » qui, à l’instar d’un Alain Madelin naguère, considèrent que le libéralisme est un bloc dans lequel on ne saurait faire le tri.

Alexis Brézet, éditorial du Figaro Magazine, 31 mai 2008

Deux choses à noter dans ce passage.
- L’erreur classique et assez fatigante d’employer « laisser-faire, laisser-passer » à l’infinitif, à la place de « laissez-faire, laissez passer ».
Pour un directeur de la rédaction d’un des premiers hebdomadaires nationaux, censément de droite, ça la fout un peu mal.

- Sur le fond: Si l’on entend du “laissez-faire” par une attitude neutre du pouvoir politique en matière de droits, alors je doute fortement que cela définisse la volonté de Bertrand Delanoë. Car, dans son objectif de constitution d’une société “libertaire”, le rôle de sa municipalité est tout sauf neutre: subvention d’associations, organisation d’évènements et de fêtes… J’en passe et des meilleurs.



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