live

Un changement de paradigme

La conséquence majeure de la sortie de l’iPad est la relégation de l’ordinateur classique – portable comme de bureau – à des fonctions purement professionnelles/techniques. Il change l’outil principal de l’utilisateur, auparavant un ordinateur, posé sur un bureau ou péniblement sur des genoux, que devient l’iPad. Parce que son utilisation est bien plus agréable qu’une configuration classique souris-clavier physique-écran. Il permet également de s’en servir comme support de livres, ce qui au passage fait passer le Kindle, outil pourtant consacré à cela, pour moyenâgeux.

Restera pour l’ordinateur classique, en premier lieu, une utilisation professionnelle, et l’usage de logiciels poussés, gourmands en ressources, du genre Photoshop.
En second lieu, il sera présent pour alimenter l’iPad en contenu, et fonctionner dans la maison comme station multimédia, connecté notamment à un écran de télévision.
L’iPad peut également servir de télécommande de luxe, pour gérer tout cet ensemble.

La vidéo sur l’iPad n’est pas fondamentalement intéressante pour des productions de loisir (films, séries TV). Le support reste trop petit et pas assez agréable par rapport à un grand écran de télévision. Elle sera néanmoins intéressante pour des podcasts, vidéos informatives, de courte durée, telles que trouvées sur YouTube ou autres Dailymotion.

Nul besoin, pour un usage basique quotidien à la maison, de logiciels professionnels lourds. C’est ainsi que l’iPad s’adresse d’abord au très grand public n’ayant qu’une utilisation basique d’un système informatique : photos, mails, websurf, facebook. Ensuite, il s’adresse aux utilisateurs forcenés d’informatique, qui y verront une seconde (ou troisième si on compte l’iPhone) machine pour leur domicile.

Evoquer l’iPhone et sa portabilité pour casser sans appel l’iPad est une stupidité. Il s’agit d’un nouveau marché qui s’ouvre, du moins tente de, mais certains ne possèdent apparemment pas les cellules neuronales nécessaires pour le saisir. L’iPad n’est pas un appareil fait pour passer des coups de téléphone.
Une autre critique souvent entendue est : “A quoi ça sert? Et où va t-on s’en servir?” Beaucoup ne saisissent pas qu’une nouvelle machine, et un nouveau marché, n’est pas nécessairement synonyme de nouvelles fonctionnalités. Il peut aussi s’agir de nouveaux usages, une remodulation de nos habitudes et du système préexistant. Far better at some key things : c’est le pari de l’iPad.

Concernant l’absence de Flash, c’est une très bonne chose, et même, pour ma part, un argument d’achat.

L’iPad a un défaut, son manque d’ouverture, de l’OS comme vers l’extérieur. Il s’agit d’un éco-système Apple, très satisfaisant, mais qui ne contentera pas les über-geeks et les gens pour qui une interopérabilité au moins correcte est nécessaire. Je comprends ces critiques, mais les avantages de l’iPad les dépassent, selon moi.

J’ai hâte de l’utiliser, pour naviguer avec sur Internet, mais, surtout, pour faire du webdesign et créer des versions de sites adaptées à cette nouvelle interface, dont les caractéristiques sont parfaitement adaptées au websurfing.
Parce que l’iPad a, et c’est aussi un des avantages de l’absence de Flash, le très bon goût de remettre l’écrit au centre du web.

Autres critiques de l’iPad : 1, 2, 3, 4

  • nicolas

    Je pense que vous avez raison.
    Je vois l’iPad comme un point de convergence.
    D’autant plus qu’il y a un OS solide et une vraie plateforme commerciale (iTunes) rendant viable et fluide la distribution de logiciels specialises.