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Ma quinzaine en pixel

We Own the Night
De grands acteurs (Robert Duvall, Joaquin Phoenix), une histoire de mafia new-yorkaise et de relations familiales. Tout cela promettait monts et merveilles, au final le film pèche par un scénario manquant d’originalité. Dommage.

The Dark Knight
Je regrette de ne pas l’avoir vu au cinéma, malheureusement je dois faire 130 kms pour avoir accès à un cinéma potable. Du grand spectacle, un très grand film, juste un bémol pour le rythme des scènes très rapide, quasi hystérique.

Before the Devil Knows You’re Dead
J’ai bien aimé ce film, même si désespérément glauque. Mention spéciale pour les scènes de nu avec Marisa Tomei. Des acteurs excellents (Ethan Hawke, Philip Hoffman). Montage en flashbacks successifs intéressant, même si le procédé est vu et revu.

Mafiosa saison 2
Je n’avais pas du tout accroché en saison 1, jetant l’éponge dès l’épisode 2, pour cause de jeu d’acteurs et une réalisation désespérément nuls.
Etrangement la saison 2 se laisse regarder, j’ai passé des lundis soirs agréables devant Canal+, en regrettant même quelquefois qu’il y ait seulement deux épisodes à la suite.
Le niveau des épisodes reste quand même inégal, et la réalisation encore trop sommaire. Ça manque de finition et de liant entre les scènes. En somme, un sous Sopranos franchouille.

Malcolm (in the middle)
On dira que j’arrive après la bataille, cette série étant sortie en 2000.
Bon, c’est tout simplement fantastiquement drôle.
On part méfiant, en doutant que l’on s’attachera simplement à un pré-adolescent surdoué. Comme dans Seinfeld, la force de la série tient d’abord dans la qualité de tous les personnages, extrêmement riches et exploitables. A la limite, Malcolm manque de personnalité par rapport à ses frères et son père.

The New Adventures of Old Christine
J’en ai déjà dit plutôt du bien, je rajouterais une mention spéciale à la saison 3, très divertissante.
Les épisodes restent quand même inégaux selon le thème traité par les scénaristes.

Californication
Sans contexte la plus grande série actuelle. Le personnage de Lew Ashby est la grande trouvaille de la saison, arrivant à point pour relancer la série et lui redonner un grain de folie, en contraste avec la modération nouvelle de Hank.

Dirt

Dirt est une série débutée en 2007. Deux saisons sont sorties: douze épisodes pour la première, sept pour la seconde.
Le personnage principal, Lucy Spiller, est interprété par Courteney Cox. Elle campe une rédactrice en chef d’un tabloïd basé à Hollywood, nommé Dirt Now. Perverse, roublarde mais aussi mal dans sa peau, elle centre toute sa vie sur son magazine et son succès dans les kiosques. Ses méthodes de travail sont extrêmement immorales. Corruption, chantage de célébrités, mensonges, promesses non tenues, tout y passe. Mais elle-même arrive à justifier son job et son utilité dans la société, en rejetant les conséquences néfastes de ses articles sur les acteurs du jeu; son journal n’étant qu’un révélateur. Des explications plus “psychologiques” expliquent ce comportement, mais je n’en dirai pas plus.

Les autres personnages sont tout aussi intéressants.
Le second rôle de la série est le photographe paparazzi et ami de Lucy, Don. Il est schizophrène, mais fonctionnel, comme il aime le répéter.
Les autres rôles, en vrac: une jeune et charmante journaliste arriviste, un directeur de publication minable, des acteurs hollywoodiens caricaturaux prêts à tout pour réussir.

Les intrigues de la série sont mêlées. Contrairement à House M.D., certaines trames durent des saisons entières, d’autres sont plus épisodiques, seulement là pour assurer une couverture d’un des numéros du magazine de Lucy.

Un peu comme dans Californication, il y a beaucoup de scènes de sexe. C’est normal, c’est Hollywood. Dirt

Il faut poser une question importante maintenant: pourquoi regarder cette série?
On peut dire qu’elle permet de découvrir le fonctionnement du micro-système hollywoodien. Car on devine aisément que les intrigues sont inspirées de faits réels.
Il paraît impossible de s’identifier à un des personnages. Ils sont trop immoraux pour cela. Lucy est proprement détestable. D’ailleurs, Courteney Cox, avec ses cheveux de corbeau et son visage émacié, la campe superbement. Seul le photographe, Don, est un poil attachant, parce qu’il souffre, et provoque en nous de la compassion. Il fait bien sentir qu’il n’aime pas son job, mais le fait plus par impuissance de changer que par réelle méchanceté ou arrivisme. Plus amoral qu’immoral.

Cela suffit-il à regarder Dirt? À part ces deux raisons, à vrai dire rien n’y pousse: son univers comme les personnages, tout y inspire la répugnance.
Néanmoins les histoires sont bien construites, intéressantes, et, aussi étrange que cela puisse paraître, on y accroche bel et bien.

Article également paru sur Petit écran.

BSG returns

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Soprano Home Movies

Episode 78 (Saison 6 Épisode 13)

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Je dirais que c’était très bien, j’ai apprécié cet épisode de reprise.
Edie Falco est formidable, au dessus du lot.
L’histoire est centrée sur la famille Soprano – la famille naturelle j’entends – et proche.
Reprendre la série, tant attendue, de manière si axée sur la famille et les problèmes psychologiques de Tony, fait passer un message, ou du moins tente de rappeler aux plus bourrins des téléspectateurs que The Sopranos n’est pas un film sur la mafia.

Il y a une chose qui n’a pas changé: Janice est toujours autant une plaie. J’en plaindrais Tony.

Le lac en bordure de forêt, avec la barque accrochée au ponton, où la petite famille passe le temps, me fait penser au Parrain 2. Facile.

Je sens au fur et à mesure de l’épisode que ça va péter, un clash va survenir. Donc je regarde avec appréhension. Car il y a toujours un clash avec Tony.

Edie Falco

Je souris, car c’est tellement excellent, presque les larmes aux yeux de plaisir; quand on est si proche de Tony depuis 7 ans déjà, il fait un peu partie de la famille. Et il est attachant.

Il y a un certain calme, un bonheur dans l’épisode, qui n’est pas normal.
La structure de l’épisode est classique, assez linéaire; plus surprenant, il n’y a pas d’intrigue annexe.

Un excellent épisode donc, alors que ce ne sont que des scènes de vie ordinaires. Cela peut surprendre. Je suis tellement accoutumé a Tony et sa famille que cette routine ne me choque presque plus.

Tony Soprano

Résumé de l’épisode [Fr]
Fiche HBO

Baltar again.

« – Baltar again.

[...]

- Fine. Then try the son of a bitch and be done with it.

- We have to give him a trial, but under what law?
Caprican? Picon? Tauron? Do we give him a jury trial? Do we set up a tribunal?
We don’t even have anything closely resembling a comprehensive law library, and this fleet is not exactly brimming with legal talent.

- You bring lawyers into this, they’re gonna drag you around for months.

[...]

– I am ready to set up an organizing committee, but frankly, trying to get a room full of legal scholars to stay on task is like herding cats.
And so, I need to set up a chairman of this committee.
Somebody who can make a hard decision, and who won’t get seduced and bogged down by all the legalese.

[...]

We can use the lawyers to parse the law, but we really need people who actually know the difference between right and wrong. »

Battlestar Galactica, Saison 3, Episode 15

Everything comes to an end

Dexter

La saison 1 de Dexter est sortie cet automne sur Showtime (chaîne qui passe aussi l’excellent Weeds, le pendant démocrate de Desperate Housewives). Son histoire tourne autour d’un médecin-légiste de Miami, qui, par le fait d’évènements traumatisants de son enfance, est devenu un être dépourvu de tout sentiment. Il en résulte pour Dexter une volonté irrésistible de tuer, mais avec la particularité que cette pulsion est canalisée par des règles et manières de procéder enseignées par le père adoptif de Dexter. Selon ces règles, Dexter ne devra tuer que des criminels impunis, qu’il retrouvera aisément via sa collaboration active avec la police de la ville. Dexter est donc un serial-killer justicier, si tant est que ce concept puisse être valable.
Même si j’ai appris à me méfier des films et séries policiers innombrables de type Les Experts, qui ont une forte tendance à la répétition, j’ai beaucoup apprécié ces douze épisodes de Dexter. Et ce même si la solution à l’énigme est très aisément identifiable (environ quatre épisodes avant la fin). Mais l’intrigue est très réussie, le jeu entre le justicier et le criminel prenant. C’est l’environnement qui m’a le plus marqué. Miami, des espaces clairs, paysages ensoleillés, intérieurs modernes.

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Je m’interroge fortement sur l’intérêt d’une suite à la saison 1. Je vois mal à l’avenir une nouvelle intrigue concerner directement le personnage principal, celui-ci ayant déjà tout donné. Nous risquons de nous ennuyer ferme s’il se contente du rôle de justicier dont le principal souci est de rester masqué.

Fiche IMDb
Dexter sur SeriesLive
Dexter sur Allociné

Jericho épisode 1.05

Intrigue: La vie dans la petite ville de Jéricho (Kansas), post-Apocalypse nucléaire.
Les gens doivent s’organiser et faire face à diverses situations pour le moins exceptionnelles, comme s’abriter sous la pluie radioactive, la pénurie de pétrole, de nourriture, j’en passe et des meilleures.
Je ne comprends pas comment ni pourquoi les scénaristes sont allés inventer une histoire d’adultère au milieu de tout cela. Voilà quelque chose qui me dépasse.
La structure de chacun des épisodes est assez répétitive. Il y a des problèmes provisoires à résoudre (incendie, rescaper des enfants d’un accident de bus, alimenter l’hôpital d’électricité), le Héros qui s’en occupe brillamment, et quelques avancées discrètes sur l’intrigue par ci par là.
La musique est, comment dire, assez insignifiante, sauf à quelques moments intenses où des riffs hard rock de guitare jaillissent dont ne sait où, pour disparaître immédiatement.

Jericho

A la fin de l’épisode 5 les questions en suspend peuvent être résumées ainsi:
1/qui est à l’origine du feu nucléaire?
2/ le passé du Héros?
3/ une sombre histoire de complot secret, avec un personnage trouble.
4/ quelle drogue ont pris les scénaristes pour mettre une histoire d’adultère dans ce foutoir.

Conclusion, je reste encore sur ma faim, j’aimerais de véritables avancées dans l’histoire pour créer un réel intérêt.

Jericho on CBS

IMDb