Suffrage oligarchique
Yves-Marie Adeline analyse très bien les choses: Il y a trois tours à l’élection présidentielle, et le premier d’entre eux appartient aux élus de la république. Voilà un excellent révélateur de la nature pseudo-démocratique de notre régime.
Un des principes les plus importants de notre système est: la liberté sous surveillance.
Elle est exactement appliquée dans le domaine du droit de la concurrence. La théorie de la concurrence pure et parfaite accorde la liberté d’agir aux acteurs économiques, dans un cadre délimité par des technocrates, au motif fallacieux de protection des consommateurs. Cette liberté est étroitement surveillée, et le moindre écart, comme une entreprise ayant des résultats trop bons, ou des manœuvres inhabituelles, est sanctionné.
Il en est de même en politique. L’exigence des 500 signatures, justifiée par une soi-disant exigeance de représentativité, donne in fine aux élus un contrôle des choix soumis aux électeurs.
Mise à jour:
Christophe Barbier, dans on émission sur LCI du 23 février où il accueillait Marine Le Pen, défend implicitement ce point de vue, quand il déclare que le parrainage des maires doit être public et assumé, car il s’agit d’un choix politique.







