Steve Jobs à l’université
Lors de la dernière remise des diplômes de l’université de Stanford, Steve Jobs, président d’Apple, a eu l’occasion de s’exprimer sur quelques-uns des passages les plus marquants de sa vie.
Voici un extrait de son discours, concernant son passage à l’université:
(…) la faculté qu’il avait choisie était presque aussi chère que Stanford et que toutes les économies de ses parents étaient passées dans les frais d’inscription.
«Au bout de six mois, ça ne ne semblait plus justifié. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie et je ne voyais pas comment la fac pourrait m’y aider. Et j’étais là à dépenser l’argent que mes parents avaient économisé toute leur vie. C’est ainsi que j’ai décidé d’abandonner. C’était un choix risqué à l’époque. A partir du moment où j’ai décidé d’arrêter mon cursus, je n’étais plus obligé de suivre les cours qui m’ennuyaient et j’ai commencé à assister en auditeur libre à ceux qui me semblaient intéressants.»
C’est là où va se produire le déclic salvateur.
«A l’époque, Reed College offrait sans doute le meilleur enseignement du pays en matière de calligraphie. Sur tout le campus, la moindre affiche, la moindre étiquette était magnifiquement calligraphiée à la main. Comme j’avais abandonné mon cursus et que je n’étais plus tenu d’assister à des cours obligatoires, j’ai décidé de suivre un cours de calligraphie pour voir de quoi il s’agissait.
(…) J’ai trouvé ça passionant. Rien de tout cela n’était à priori censé trouver une application concrète dans ma vie. Dix ans plus tard, alors que nous élaborions le premier ordinateur Macintosh, tout m’est revenu en mémoire. Et nous nous en sommes servis pour le Mac. C’était le premier ordinateur doté d’une belle typographie. Si je n’avais pas assisté à ce cours à la fac, le Mac n’aurait jamais eu une telle diversité de caractères ni des polices aussi proportionnelles. Et comme Windows s’est ensuite contenté de copier Mac, il est probable qu’aucun PC n’en aurait eu.»
In Les Echos, Les grands patrons et la dialectique succès-échec.







