Sarkozyste
Je me penche rapidement une fois de plus sur le phénomène actuel qu’est le sarkozysme, pour en relever quelques caractéristiques déjà connues de vous tous.
Le sarkozyste a une conception de la politique superficielle et momentanée. En informatique, on dirait que l’information qu’ingère le sarkozyste ne parvient pas à aboutir sur la mémoire permanente, comme sur un disque dur, mais se place seulement dans la mémoire vive. Il suffit d’éteindre l’ordinateur pour qu’elle disparaisse bel et bien. En temps sarkozyste, une bonne nuit de sommeil, plus une parution nouvelle de journaux du matin équivaut à un reboot de la machine.
Ce phénomène, aussi appelé double-pensée, est accentué par la présence continuelle et volontaire de Nicolas Sarkozy dans les media, pour dit-il, “occuper l’espace”. Ainsi, pas un jour ne doit passer sans qu’une annonce n’ait été faite par lui ou son équipe.
Tout ce système est regrettable au regard des derniers évènements qui secouent l’UMP et le gouvernement.
Patrick Devedjian, secondé par François Copé, se prononce par exemple pour l’abolition des 35h et une durée du travail purement contractuelle. Immédiatement l’équipe élyséenne réagit en affirmant le non-fondé de cette mesure. Autre exemple, Bercy autorise enfin le Red Bull à base de taurine. Tout de suite, Mme Bachelot s’indigne contre cette décision.
Tout cela pour dire que la France était à deux doigts de pouvoir entreprendre une réelle réforme en profondeur de son système économique et social décadent. Il semble en effet y avoir quelques bonnes volontés, conscientes des enjeux actuels, dans les milieux du pouvoir.
Ce n’est pas le cas de Sarkozy, dont les décisions présentes, dictées par son absence de colonne vertébrale, sa chiracisation en marche, ne font qu’affirmer, jour après jour, son exceptionnelle traîtrise vis-à-vis du peuple de France.