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Futilités

À retenir de l’Eurovision 2008


Ukraine: Ani Lorak - Shady Lady

SUITE

Le Printemps

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Marie Antoinette

Film réalisé par Sofia Coppola, avevc Kirsten Dunst dans le rôle de la dernière Reine de France (sniff).
C’est un film assez original. Un peu à la manière de Lost in Translation, de la même réalisatrice, il a quelque chose de spécial, probablement par la quasi absence de dialogues. Sofia Coppola sait très bien mettre en scène le silence. C’est, de plus, très bien filmé.
Le film se concentre particulièrement sur une période précise de la vie de Marie Antoinette: Son mariage avec Louis XVI et sa difficulté à devenir mère. Je n’ai pas grand chose à dire là-dessus. C’est un choix.

Malheureusement la musique est très décevante. C’est un mélange de chansons contemporaines, très tendance, citadines, gentiment techno ou bien pop-rock. Cela ne colle pas du tout. Je veux dire, je comprends l’intention au départ: Sofia souhaitait certainement que le contraste entre cette modernité et les images d’époque donne quelque chose d’unique et de qualité. Mais en même temps, c’est comme si elle avait voulu, consciemment, donner un caractère branché à son œuvre. Peut-être pour pouvoir continuer à courir les défilés de mode hype et autres tapis rouges cannois.
Le résultat est presque superficiel et bobo. De la posture. C’est bien dommage car Kirsten Dunst est magnifique à l’écran.

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OPA sur le libéralisme

J’avais déjà remarqué une certaine tendance chez les socialistes modérés à vouloir concilier socialisme et libéralisme.
Bertrand Delanoë a récemment remis le couvert dans son nouveau livre.
Il y pointe d’ailleurs, à juste titre, les travers bonapartistes de notre président, qui n’a selon lui, rien de libéral. Enfin, peu importe.

Revendiquant l’importance de l’impôt et la place de l’État, il nuance : «Ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le libéralisme au rang de fondement économique et même sociétal avec ses corollaires, désengagement de l’État et laisser-faire économique.»

Le maire de Paris dans la droite ligne blairiste. Utilisation du “libéralisme” pour séduire bobos et jeunes actifs. Il n’a pas tort, quand je vois le nombre de gars sur facebook se déclarant libéraux et passant néanmoins leurs journées au foyer social municipal. Le libéralisme est devenu tristement branché et tendance. Ils n’en retiennent que le côté libertaire, fumette et compagnie.
Ensuite, Delanoë a bien compris que seul un marché concurrentiel pouvait faire subsister une société étatisée telle qu’il la souhaite sans s’en cacher. Dans une vision purement utilitariste, il accepte juste ce qu’il faut de liberté - surtout sur le marché du travail - pour pouvoir financer ses folies dirigistes, un assistanat de masse, une déresponsabilisation généralisée. Comme nous le constatons en Grande Bretagne, cela donne une société économiquement dynamique mais socialement à la ramasse, culturellemment appauvrie, dépendante donc de politiciens tels que Bertrand Delanoë et sa clique d’esclavagistes.

Il se pourrait que quelques libéraux centristes se réjouissent de cette sortie, qui signifierait selon eux la fin de l’ostracisme du “libéralisme”. Pourtant, ces socialistes, en fin stratèges, ne font que se réapproprier ce mot à fin électoraliste, et, surtout, ils en dénaturent complètement le concept.
Je ne vois vraiment pas en quoi il faudrait s’en féliciter.

Rajout: Vincent Benard explique très bien dans un long article cet esclavagisme masqué:

La liberté selon Delanoë sert donc à créer des richesses pour que l’état puisse les prendre ! Le “libéralisme” de M. Delanoë est donc avant tout un utilitarisme : le libéralisme économique n’est dans cette perspective utile que parce qu’il permet à l’état de se servir une part dans un gâteau plus gros…

Il précise aussi dans l’article la différence entre laisser-faire et laissez-faire, que j’ai aussi évoqué dans le billet suivant.

Sarkozyste

Je me penche rapidement une fois de plus sur le phénomène actuel qu’est le sarkozysme, pour en relever quelques caractéristiques déjà connues de vous tous.
Le sarkozyste a une conception de la politique superficielle et momentanée. En informatique, on dirait que l’information qu’ingère le sarkozyste ne parvient pas à aboutir sur la mémoire permanente, comme sur un disque dur, mais se place seulement dans la mémoire vive. Il suffit d’éteindre l’ordinateur pour qu’elle disparaisse bel et bien. En temps sarkozyste, une bonne nuit de sommeil, plus une parution nouvelle de journaux du matin équivaut à un reboot de la machine.
Ce phénomène, aussi appelé double-pensée, est accentué par la présence continuelle et volontaire de Nicolas Sarkozy dans les media, pour dit-il, “occuper l’espace”. Ainsi, pas un jour ne doit passer sans qu’une annonce n’ait été faite par lui ou son équipe.

Tout ce système est regrettable au regard des derniers évènements qui secouent l’UMP et le gouvernement.
Patrick Devedjian, secondé par François Copé, se prononce par exemple pour l’abolition des 35h et une durée du travail purement contractuelle. Immédiatement l’équipe élyséenne réagit en affirmant le non-fondé de cette mesure. Autre exemple, Bercy autorise enfin le Red Bull à base de taurine. Tout de suite, Mme Bachelot s’indigne contre cette décision.
Tout cela pour dire que la France était à deux doigts de pouvoir entreprendre une réelle réforme en profondeur de son système économique et social décadent. Il semble en effet y avoir quelques bonnes volontés, conscientes des enjeux actuels, dans les milieux du pouvoir.
Ce n’est pas le cas de Sarkozy, dont les décisions présentes, dictées par son absence de colonne vertébrale, sa chiracisation en marche, ne font qu’affirmer, jour après jour, son exceptionnelle traîtrise vis-à-vis du peuple de France.

Bonifacio

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Typologie générationnelle

  • Années 70: génération débridée
  • Années 80: génération paumée
  • Années 90: génération pseudo-rebelle
  • Années 2000: génération décérébrée
  • Années 2010: génération lobotomisée ?
  • Années 2020: génération… citoyenne ?

Après l’orage

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It’s all over now, Baby Blue

Mensonges etc

Selon Géraldine Muhlmann (LCI, Politiquement Show), les trotskistes, Olivier Besancenot en tête, devraient “clarifier leur position” en dénonçant les totalitarismes de gauche du passé, notamment en se démarquant du stalinisme. On passera sur le mensonge classique de séparer les crimes du communisme en général de ses courants particuliers, mensonge impardonnable pour une professeur à Sciences-Po telle que Géraldine… Faisons juste remarquer à Madame Muhlmann que si Besancenot et ses complices se dénomment justement trotskystes et ont les idées que l’on connaît, idées qui mènent à des conséquences fort bien documentées aussi (à fortiori connues par un prof à Sciences-Po…), c’est bien qu’ils sont des criminels potentiels par essence. Qu’ils n’ont donc rien d’autre à dénoncer que leur nature propre de tyrans en devenir.
Les voir dénoncer de tels crimes passés, qui sont, répétons le, les applications des idées qu’ils professent à longueur d’ondes, ne serait qu’une grande duperie dont Madame Muhlmann n’a qu’une envie, tomber dedans, les français avec.
Voilà un petit exemple du niveau des gens à qui l’ont offre un micro dans notre si beau pays.

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Pissenlit sous la pluie

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J’ai un nouveau téléphone

Suite au crash malheureux de mon magnifique Nokia 6300 sur le sol de la chambre il y a quelques semaines, j’ai du m’équiper d’un nouveau téléphone portable. Mon choix s’est porté, par défaut, sur le Nokia E65.
C’est mon premier smartphone. Ses caractéristiques sont absolument démentes. Une usine à gaz. Mais, bizarrement, il ne fait ni radio ni compte à rebours, fonctions présentes sur n’importe quel mobile de base. On se demande bien pourquoi.
Il n’y a pas le GPS, mais Google a créé une application pour le simuler (en gros il vous trouve sur la carte).
Je l’ai synchronisé au mac via bluetooth. Avec iSync et un plugin adhoc. J’ai ainsi pu récupérer tous mes contacts à partir du carnet d’adresses du mac. Les gens pressés pourront synchroniser aussi leur calendrier, mais je ne suis pas concerné.
J’ai ensuite connecté la bête à la livebox, via Wifi. Il suffit de rentrer la clé WEP dans le terminal, et appuyer sur le bouton d’association du modem.
À partir de là, c’est assez sensationnel. J’ai installé plein d’applications: Gmail, Google Maps, youtube, Yahoo Go!, Fring. Je suis un fou.
Fring est un logiciel permettant de discuter avec ses amis via les protocoles MSN, Gtalk, et Skype (entre autres).
Yahoo Go! gère tous les services de Yahoo!. Dont Flickr. Je peux donc télécharger directement sur mon compte mes dernières bouses prises avec l’appareil photo 2Mo pixels intégré.
Tout cela est vraiment très simple d’utilisation.

Le navigateur Internet permet gérer des flux RSS. Hélas, on ne peut pas importer de fichier OPML, il faut refaire tous les sites un par un.
L’écran supporte 16 millions de couleurs. Le rendu des sites est excellent. La navigation agréable, un aperçu des pages malin, et une gestion de l’historique… pratique?

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Néanmoins, écrire sur un clavier numérique reste assez pénible. En bref, je découvre le web sur mobile. C’est génial.

L’E65 est moins fragile que le 6300. Alors que celui-ci avait une jolie coque en acier classy, l’arrière du E65 est composé d’une sorte de cuir caoutchouteux. Cela empêchera peut-être qu’il glisse inopinément de ma poche.
Concernant la taille: Il est vraiment petit pour un smartphone; aussi épais qu’un vulgaire Samsung bas de gamme.

Je ne suis pas certain que l’arrivée de cet appareil incroyable soit particulièrement souhaitable relativement à mes problèmes de dépendance informatique. Pour ma défense, je n’ai pas vraiment cherché à avoir un smartphone aussi perfectionné. J’ai juste cherché un mobile de marque Nokia, pas trop cher. C’est réussi.

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Le corbeau

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Man-hands

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Cette sympathique photo, je l’ai trouvée sur un site très intéressant: E DEUS CRIOU A MULHER.
La fille, Natália Casassola, est jolie, et paraît proche d’une grenouille en peluche. Libre à elle. Mais ce sur quoi je veux m’attarder, ce sont ses mains d’homme, vraiment, vraiment horribles.

Ça m’a donc fait penser à un épisode de Seinfeld, The Bizarro Jerry, où Jerry sort avec une femme ayant ce même genre de mains:

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L’état monopole

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Jolie carte postale datant de l’entre-deux-guerres.