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Futilités

Breaking Bad

Vous êtes habitués aux images léchées de Desperate Housewives, Prison Break, ou bien Weeds. Aux bons sentiments et personnages sans faille d’Heroes ou Lost.
Oubliez tout cela avec Breaking Bad. Une série dure, réaliste. Un décor et photographie sans fignolage, raw. Des dialogues limités, sans superflu. Et des personnages communs, mal fagotés, ridés; assez moches.

L’histoire ressemble à celle de Weeds, mais une classe (au sens marxiste) en dessous. Disparue, la mentalité libérale démocrate.
Walter White, un professeur de chimie qui a vraiment du mal à joindre les deux bouts et nourrir sa petite famille (comprenant un adolescent infirme), apprend soudainement qu’il est atteint d’un cancer des poumons.
Se sachant condamné, il décide d’utiliser ses exceptionnels talents de chimiste pour entreprendre, avec un ancien de ses élèves, un commerce de méthamphétamines. Pour ainsi engranger rapidement beaucoup d’argent et mettre sa famille à l’abri du besoin - et accessoirement payer sa chimiothérapie.

Outre les personnages très réalistes, l’ambiance est tendue au possible. Le handicap du fils, la pauvreté du foyer, la maladie de Walter créent des situations tendues. Physiquement et moralement. La communication est difficile dans la famille.
Puis, évidemment, le trafic de drogues et les nouvelles relations humaines qu’il engendre ne vont pas aller sans complications sérieuses.

Que dire de plus? Cette série est une sensation. Arrêtez tout et regardez-la. Yo.

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Résistance

Responsable d’LCI, doté d’une forte conscience citoyenne, Luc se devait de marquer le coup pour cette Journée mondiale de l’environnement.
Mais que faire? La quantité d’informations diffusées sur le réchauffement climatique, les émissions de CO2, la fonte des glaciers, était tellement importante, qu’il devenait ardu de se démarquer du terrorisme écologique ambiant.
Luc décida donc, en sus des habituelles émissions et unes de journaux consacrées, plus un édito de Christophe Barbier sur le sujet, de modifier le décor général du plateau:
Bandeau d’annonces vert pomme, une jolie pelouse incorporée dans l’arrière-plan.
La journée d’actions serait réussie. Son devoir républicain réalisé, il pourrait rentrer chez lui apaisé et satisfait. Son acte de résistance accompli.

Le mariage annulé

- Élisabeth Badinter se dit «très inquiète», craignant que ce jugement fasse «courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l’hymen».
Pour certains, ce jugement ferait passer le message aux jeunes filles qu’elles sont trahies par la République (rien que ça).

Plutôt que de craindre ce genre de choses, qui impliquent une négation de la volonté des femmes, il faudrait plutôt faire en sorte que celles dont le futur mari demande pareille qualité, ou dont le mariage est forcé, puissent exprimer leur refus de telles conditions sans risque de représailles violentes. Ce qui revient à demander à la République de protéger des agressions les citoyens.
Cette tâche essentielle et basique ne doit pas être assez progressiste pour Mme Badinter.

- Les libéraux seraient du côté des islamistes. Argument de mauvaise foi incroyable. Les libéraux sont pour la liberté de choix des critères du mariage, qu’ils soient d’origine musulmane ou scientologue. Par contre ils font cas de la liberté de consentement des acteurs et leur protection en cas d’influence extérieure non désirée (principe de non-agression).

- Certains avancent que si le motif de telle affaire avait été réac de droite (sur un critère catholique, par exemple), l’annulation n’aurait jamais été prononcée en première instance. Il y aurait donc deux poids deux mesures selon le critère d’origine du requérant.
Plutôt qu’une réaction épidermique souhaitant une interdiction, légale ou jurisprudentielle, pour tous, il faudrait inversement réclamer une liberté de choix encore plus grande.
La problématique est alors déplacée à la vision de la société sur les revendications politiquement incorrectes, quel qu’en soit leur motif.

- Le recours à des spécialistes du droit (on devrait plutôt dire, spécialistes de la loi) pour répondre à des sujets de société n’est pas forcément opportun, loin de là. Il a pour inconvénient d’éviter les jugements moraux et de s’en tenir uniquement aux textes de loi. C’est facile, cela revient à réciter son Petit livre rouge estampillé Dalloz. Mais la loi en cause ici est d’inspiration libérale et parfaitement respectable, en droit. Le mariage étant un contrat privé entre deux personnes, ses modalités sont censées libres, et non susceptibles de jugement moral. S’en tenir à des arguments juridiques semble ainsi parfaitement suffisant.

Convivialité

J’ai pris ce matin connaissance par une lecture approfondie de L’Équipe d’une problématique majeure concernant des matchs de football. Plus précisément, ceux de l’équipe de France dans certains stades hexagonaux.
Il s’agit du problème de la ola. Pour les horrifiés du football et du sport en général, une ola est un mouvement coordonné des spectateurs, se levant tous les uns après les autres pour former une vague, afin d’affirmer leur contentement et leur bonheur d’être présents dans le stade.
Ce phénomène se déroule normalement quand un évènement exceptionnel se passe sur la pelouse: l’équipe à domicile gagne largement, ou bien joue de manière fabuleuse. Et, en effet, je me souviens bien avoir participé personnellement à quelques-unes, en début des années 90 à Marseille, quand l’OM explosait ses adversaires par des scores fleuve de 7 à 0.

Et bien, il appert que ces conditions d’exception ne sont apparemment pas nécessaires au public de l’équipe de France: il se manifeste ainsi dès le début de la partie, et pour raison inconnue. À part, je ne vois que ça, pour exprimer une sorte de festivité conviviale incongrue. J’ai ainsi pu constater hier, comme les journalistes du quotidien sportif, une ola s’enchaîner dès la huitième minute du match. Magnifique.

Il faudrait que je fasse maintenant un constat triste sur la qualité des supporters des Bleus. Que je dise que ce sont des bobos ne comprenant rien au football. Présents au stade seulement pour célébrer une communion médiatique estampillée TF1. Avec les ptits drapeaux Bleu-blanc-rouge, le maquillage sur la joue, etc etc.
Je le ferai seulement une fois expliqué le problème que ces effets de foule engendrent.
Le voici, tenez-vous bien: Une partie de la tribune refuse systématiquement de se lever lors ces olas, celle des officiels et assimilés, surnommés “costards-cravate”. Les festifs conviviaux, mécontents qu’on leur casse leur magnifique vague, répliquent alors en sifflant méchamment les collés-au-siège.
Ces sifflets créent une confusion sur le terrain, les joueurs pensant qu’ils sont des reproches à leur encontre. Ils se mettent donc à mal jouer. Au final, le sélectionneur de l’équipe y va de sa critique du public en conférence de presse.

Voilà, ce sont les problématiques qui m’ont animé une bonne partie de la matinée. Demain je vous raconterai pourquoi je ne regarde plus House M.D., car j’estime que c’est un connard et ses fans des sadomasochistes.

Traîner ses guêtres dans la forêt

Apercevant cet après-midi quelques éclaircies dans le ciel grisâtre j’ai décidé d’aller faire une petite balade dans l’obscure forêt de Combes Noires.
Bon, ce n’est pas comme si j’avais escaladé l’Annapurna. Mais bon, il faut bien sortir de sa tanière de temps en temps… non?

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On voit le Pic de Bure au fond. Et les nuages bien épais s’amoncellant.

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Dans la vallée nous pouvons voir la petite commune de La Roche des Arnauds. Derrière, le torrent, considérablement grossi par les pluies abondantes actuelles.

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Et voilà le bout du chemin. Une sorte de plate-forme qui servait dans le temps à entreposer des ruches. Et, un peu plus bas, une mange à sangliers, inactive maintenant (c’est devenu illégal).

Portraits de femmes


Un édito du Fig Mag

Bertrand Delanoë, il est vrai, professe aussi un libéralisme plus « libertaire » qui le conduit notamment à soutenir le mariage homosexuel, l’homoparentalité ou le droit de vote des étrangers. Cette profession de foi réjouira les doctrinaires du « laisser-faire, laisser-passer » qui, à l’instar d’un Alain Madelin naguère, considèrent que le libéralisme est un bloc dans lequel on ne saurait faire le tri.

Alexis Brézet, éditorial du Figaro Magazine, 31 mai 2008

Deux choses à noter dans ce passage.
- L’erreur classique et assez fatigante d’employer « laisser-faire, laisser-passer » à l’infinitif, à la place de « laissez-faire, laissez passer ».
Pour un directeur de la rédaction d’un des premiers hebdomadaires nationaux, censément de droite, ça la fout un peu mal.

- Sur le fond: Si l’on entend du “laissez-faire” par une attitude neutre du pouvoir politique en matière de droits, alors je doute fortement que cela définisse la volonté de Bertrand Delanoë. Car, dans son objectif de constitution d’une société “libertaire”, le rôle de sa municipalité est tout sauf neutre: subvention d’associations, organisation d’évènements et de fêtes… J’en passe et des meilleurs.

Prises de conscience

Le flot d’informations et de déclarations publiques saisissantes par leur monstrueuse imbécilité est continu. Et rien, pas même un méga-barrage hydroélectrique chinois ne saurait le stopper, serait-ce une seule journée.
Cela crée à la longue une sorte d’immunisation. Une habitude à la stupidité médiatique ambiante.
Tout cela, nous le savons déjà.

Néanmoins, il arrive encore que des évènements provoquent des réactions unanimes complètement à côté de la plaque, au raisonnement totalement biaisé.
Ces réactions sont tellement hallucinantes, par leur bêtise et leur ampleur, que, comme une grosse claque dans la gueule, un peu sonné, on reprend soudainement contact avec la réalité.
Une reconnexion désagréable à la noosphère, où l’on prend de nouveau mesure de la mentalité de notre époque.

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Page d’accueil du Nouvel Obs, 1er juin 2008

Je n’ai pas vraiment envie de présenter les contre-arguments de bon sens, et d’une grande simplicité, face à cette bronca. D’abord, cela ne servirait pas à grand chose (certes, comme l’ensemble de ce blog), ensuite, ils ont déjà été très bien exposés un peu partout sur quelques sites épargnés.

Mais tout de même, nous vivons une époque pitoyable. Dont le premier adjectif qui me vient pour la définir est hystérique.

L’incroyable vie de Spachouli, homme nouveau

Il était 5h30 du matin, et tout le monde dormait dans la maison. À l’exception de Spachouli, déjà frais et dispo, comme tous les jours. À présent sur son tapis roulant, dans la salle de sport, il enchaînait les kilomètres de footing comme ses voisins les ronflements sourds d’un sommeil profond.

Il pensait au programme de sa journée.

Doté d’un cerveau plus développé que la moyenne, Spachouli avait la faculté de rationaliser à outrance ses moindres faits et gestes. Il lui était possible de programmer son cerveau au niveau de son subconscient, tel un codeur en C/C++ le noyau de sa distribution Linux. C’est ainsi qu’il s’était programmé pour se lever tous les matins, automatiquement, à 5 heures précises, dès que le réveil émettait une discrète alarme.

Cette manière de gérer sa vie faisait bien des envieux, et Spachouli avait conscience de cet avantage important qu’il possédait sur le commun des mortels. Tel Alain, son ami d’enfance, là-haut dans la Drôme, stéréotype parfait de la personne esclave de ses émotions.
Il avait donc fait de ses facultés son commerce: à intervalles réguliers, il publiait sur Internet de longs articles où il expliquait au grand public, dans un style simple et accessible, comment acquérir ces avantages comportementaux; en bref, comment devenir Spachouli.
Ces publications avaient beaucoup de succès. Son site, placé 2000ème au classement Technorati, lui prodiguait des revenus substantiels via les encarts publicitaires qui décoraient tous ses papiers.
Mais on ne devenait pas Spachouli par simple hasard, et il avait du en baver pour devenir l’être semi-divin qu’il incarnait à présent. Il avait du endurer diverses expériences originales que le commun des mortels n’osaient envisager, serait-ce en rêve.
Parmi ces expériences, nous pouvons particulièrement noter la tentative de dormir seulement trois heures par jour, par intervalles de vingt minutes. Ou bien, abandonner toute nourriture animale, et cuite: devenir crudivoriste.

Le programme de sa journée, donc, était fixé de manière assez précise. Quoique Spachouli se réservât des moments d’improvisation, eux-mêmes faisant partie d’une stricte planification: il fallait tirer parti de ces instants de laisser aller d’une manière ou d’une autre; pour construire le spachouli nouveau, l’Homme moderne dans son bien-être absolu, un modèle, un profil type éventuellement exposable dans un zoo extra-terrestre.
Étant dans sa période de remise en cause alimentaire, l’esprit de Spachouli était fixé sur la nourriture qu’il allait ingérer ces prochaines vingt-quatre heures. Plus précisément, il était en train de calculer le nombre de bananes qu’il devrait acheter à son marchand de fruits. Marchand bien entendu choisi selon des critères spachoulesques déterminés selon un cahier des charges extrêmement exigeant, notamment en matière de nombre de calories et de provenance biologique du produit.
Il s’était équipé d’un cahier en Moleskine où il notait toutes ces informations précieuses, sortes de pépites d’or d’un autre siècle. Les mots, ses conseils, faisaient sa fortune, et aucun élément pouvant servir à un développement personnel optimal ne devrait être épargné.
Au bout de son quinzième kilomètre, il décida de s’arrêter. Ses muscles dès lors correctement entretenus, il pouvait envisager sereinement la prochaine étape de sa journée.

This is a call to all

a-call

Sortir de sa condition

Les hommes sont faibles

Cette vérité définitive est signée Elrond, lors de l’arrivée de Frodo à Imladris (Le Seigneur des Anneaux).

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Devant ce terrible état de fait, deux choix: Tout d’abord, simplement se résigner.

Solution alternative: abandonner sa condition de vilain mortel et embrasser pleinement une nature d’elf.
C’est ce qu’explique, photos à l’appui, ce site assez original.
Ceux qui me connaissent le savent déjà, je possède la faculté de ne pas vieillir; je ne suis donc pas concerné par ces artefacts. Mais l’initiative est louable et je tenais à la signaler.

Antidotes contre conjoncture apocalyptique (et ses conséquences médiatiques).

Je ne sais pas si, cher lecteur, tu l’auras remarqué comme moi, mais il semble difficile de considérer l’actualité comme particulièrement réjouissante.
Les horreurs climatiques de l’autre côté de la planète passent encore. Le problème, ces temps-ci, est que les ennuis commencent à se rapprocher de manière inquiétante. C’est le bordel un peu partout. Les pêcheurs et autres routiers bloquent les raffineries et les ports de commerce. La semaine dernière toute la région a manqué de carburant pendant 48 heures. Le climat s’emmêle. Bref, tout cela va peut-être avoir des conséquences sur ma petite vie isolée, là-bas, loin dans la montagne. Je ne demande pourtant rien à personne.
Le cirque médiatique, bien rôdé, est en conséquence encore plus insupportable. Les experts en tout et n’importe quoi s’en donnent à cœur joie sur les chaînes Info en continu.

Il faut trouver un moyen de s’extraire de ce marasme.

Et j’ai pour ma part trouvé quelques solutions intéressantes, vidant à déconnecter complètement mon cerveau. Je ne préconise pas ces expériences, comme elles auront tendance à vous lobotomiser.
Tout d’abord, il faut écouter RMC Info, de 16h à minuit. C’est le moment où l’antenne est consacrée au sport, particulièrement au football. Attention, il ne faut pas écouter cette radio avant 16h: la matinée est consacrée aux sujets sociétaux, généraux, ponctuée d’interventions d’auditeurs pour le moins manganis dont on se passera forcément, celles-ci renforçant le poids du monde sur les épaules de l’auditeur.
On passera aussi, par pudeur et absence d’intérêt, sur l’intevalle 14h - 16h, occupé par Brigitte Lahaie et divers problèmes intimes du public.
Mais à partir de 16h, le bonheur vous est offert: Luis Attaque, Moscato Show, Coach Courbis, Prolongations, avec un peu de chance AfterFoot ou LarquéFoot.
Je vous promets la sérénité et l’apaisement d’un cerveau totalement au repos.

Maintenant que nous avons la base pour nourrir le cerveau sans aucunement le fatiguer, il faut de même trouver une occupation pour votre corps. Je l’ai trouvée il y a deux jours grâce un lien anodin posté via mon MSN. Il s’agit, modestement, d’un Bubble Shooter.
L’avantage de ce jeu est primordial: il se marie parfaitement avec un programme auditif tel qu’RMC Info.

Tout ce processus peu complexe a un bénéfice caché mais à ne pas prendre à la légère: en plus de votre sérotonine, il économise la bande passante de votre connexion Internet. Vous pourrez donc télécharger à volonté des séries TV débiles que vous regarderez le soir venu, pour vous endormir.

Vous connaissez maintenant un moyen infaillible pour un exil intérieur optimisant au maximum vos ressources neuronales. Ne me remerciez pas.

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Ajaccio le 30 mai 2008

Droit opposable à météo favorable

Cela fait trois jours qu’il pleut sans discontinuer. Une pluie fine et drue. Insidieuse, on l’aperçoit à peine à travers la fenêtre.
Avant-hier il a grêlé à deux reprises, l’espace de dix minutes. Le bruit des projectiles sur le toit évoquait l’arrivée de l’Apocalypse.
Les dégâts dans la région sont considérables.
Les entrepreneurs du bâtiment travaillent au ralenti, et perdent ainsi des sommes d’argent importantes.
Sous le barrage de Serre-ponçon, les Trois lacs (amateur de frames, ne rate pas ce site) n’en sont devenus plus qu’un. Le circuit de karting a été inondé. Et la route d’Espinasse interdite cette nuit par mesure de précaution.
Dormant la fenêtre ouverte (c’est une véritable mousson), il m’arrive d’entendre des éboulements dans les ravines toutes proches.
Je ne sais pas trop comment il faut réagir. Dois-je faire une offrande à Dieu? Dois-je écrire des poèmes elfiques en italique?
Mais après tout je pourrais demander réparation au gouvernement. Celui-ci me vendant son réchauffement climatique toute l’année, je considère être en droit de le subir. Et mon département fait de ses 300 jours de soleil par an (record national) un argument marketing pour inciter les fonctionnaires et écolos bobo à l’immigration.

Par ailleurs, les pays réellement développés, suivant les préceptes bidoliens, commencent à évoquer le droit opposable à l’orgasme.
Je réclame donc à mon tour un droit opposable à une météo favorable.

Retour sur Géraldine

Grande surprise hier dans Politiquement Show (LCI), Géraldine Muhlmann a cité Hayek. Non, vous ne rêvez pas. Suite à l’immense débat sur le pseudo-libéralisme de Delanoë qui secoue actuellement le PS, elle a regretté l’absence de profondeur des discussions. Avachi dans le fauteuil, un pied collé sur le rebord de la cheminée, sirotant mon Ice Tea Mangue, je l’ai écoutée dire que les socialistes devraient réfléchir au concept de constructivisme, et à un moyen de mettre en place la justice sociale en prenant en compte les critiques libérales de l’État. Que c’était beau. J’aimerais revivre ce moment mille fois. Tellement abasourdi, j’ai même cru qu’il s’était arrêté de pleuvoir l’espace de cinq minutes.

une définition locale: manganis

manganis
nom et adjectif
fém. manganisse
Expression d’origine varoise (Tonton Marcel), aussi répandue très localement dans certains bourgs des Alpes du sud.

Personne au raisonnement limité.
Familier: Faire le manganis; Espèce de manganis.
Synonymes: imbécile, débile, bas du front.