The Libertines

Avec beaucoup de retard je découvre ce groupe sensation, The Libertines. D’un ancien mix je connaissais leur superbe single Can’t Stand Me Now que j’ai tendance à écouter en boucle.
J’ai découvert hier que leur chanteur n’est autre que Pete Doherty, personnage rock n’ roll connu de ma personne seulement par l’intermédiaire de Kate Moss et la lecture des tabloïds anglais.

Mais à part leur excellent single précité et le bon titre Don’t Look Back into the Sun je suis finalement déçu par le reste de leur production, assez bateau et lassante.

Comparativement les Strokes avaient au moins sorti un très bon premier album, et un deuxième potable. Ce qui ne me semble même pas être le cas pour Doherty et son crew.
C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle il est tombé dans la farine à plein nez. Qui sait.

Chine rurale

Hier soir le JT de France 2 a médiocrement tenté la réalisation d’un reportage sur la Chine rurale, populaire. En route pour les rizières donc, pour évoquer tous ces pauvres gens.
Le reportage serait digne d’intérêt si l’angle choisi n’était pas complètement stupide : et oui, ces paysans n’ont pu aller à Pékin assister aux J.O., remplir le fameux stade, le nid d’oiseaux, fierté du reégime. Quel dommage. Cette inégalité entre spectateurs doit leur être insupportable aux journalistes de France 2.
En tout cas, nous voyons ces gens frotter leur linge à la rivière dans des bassines, comme il y a une soixantaine d’années chez nous, et les rues du village en terre, parsemées d’herbes sauvages. Merveille du marxisme.
Personne n’a la machine à laver, mais un tour dans la cabane et nous apercevons une télévision qui trône, centrale. Ouf. Une chose est sûre, la propagande passera mieux par des téléviseurs que des lave-linges.

Déverser sa bile

Retour sur le nouveau delicious 2.0.
Concernant lequel j’ai déjà pointé quelques petits défauts qui somme toute n’engagent que mon goût personnel.

Et puis j’ai effectué une rapide recherche dans mes bookmarks (delicious) et retrouvé un billet de Techcrunch France présentant les nouvelles caractéristiques du service.

Ce billet date du 9 septembre 2007.

Il est étonnant d’y trouver toutes les fonctionnalités énumérées, et le design du site déjà réalisé.

On se demande donc ce qu’il a bien pu se passer pendant presque onze mois.

Surtout que des erreurs esthétiques que n’importe quel utilisateur remarquerait du premier coup d’œil sont encore bien présentes. Tout comme des bugs surprenants non corrigés.

Aujourd’hui, après la sortie publique de la nouvelle version donc, des modifications importantes sont encore réalisées sur le code.

Pour information, delicious est une entreprise dont la valeur était estimée fin 2005 entre 10 et 15 millions de dollars.

Tout ceci est assez obscur et décevant. Un peu triste, même.

Fake, fake, fake, fake.

Plutôt que souligner tous les mensonges de cette cérémonie d’ouverture l’un après l’autre, on devrait repartir de zéro et établir la liste des choses qui y ont été vraiment réelles.
Ça irait certainement plus vite.

La grande classe

You know you’re the only woman I’ve never thought about the price.

George Costanza, The Conversion

Une expérience

J’aime qualifier une expérience un cauchemar éveillé si, à un moment donné, on finit par se croire dans son lit et et on tente de forcer un réveil qui ne viendra pas. Ou bien quand surgit la volonté irrésistible de se téléporter immédiatement, se volatiliser pour réapparaître dans un endroit forcément plus agréable.
Ce type d’émotions, je l’ai bien entendu ressenti déjà plusieurs fois dans le passé.
- Quelquefois, lors de ces fêtes citoyennes et publiques, où le concept, qui concrètement revient à déambuler au hasard des rues, n’est que de fêter la fête en cours.
- Assez souvent, en cours de droit commercial, à l’Université.
- À tous les coups, enfin, lors des dîners de famille de ma dernière copine.

Voilà, c’est exactement le sentiment que j’ai ressenti ce matin. Quand, à vélo, seul, après avoir pris un mauvais sentier et ayant persévéré dans mon erreur sur un bon kilomètre de forte et risquée descente, j’ai du rebrousser chemin. Devant alors pousser le vélo, sur une pente que tout être humain doué de raison refuserait de grimper simplement à pied.

Mais l’expérience n’a pas été que désagréable. Il est toujours intéressant de se retrouver dans la nature en position de difficulté (même si toute relative), et surtout, seul, face à soi-même.

Mélenchon

Mélenchon a bien le droit d’écrire des torchons infâmes sur son blog. Le connaissant, ce serait même étonnant qu’il produise autre chose.
Pour l’avoir souvent regardé déblatérer dans les émissions politiques des chaînes Info, je sais déjà ce dont il est capable.

Maintenant, j’aimerais juste qu’après ce genre de propos il ne soit plus omniprésent dans les émissions politiques qui polluent les innocents cerveaux français tout le long de l’année.
Parce que pour les journalistes organisateurs de ces shows, continuer à l’inviter serait perdre le peu de crédibilité qu’il leur reste.
Autrement, que les grands media ne viennent pas ensuite se plaindre d’une chute de leur audience.

clasico

D’humeur passable ce matin au réveil, j’ai décidé d’aller faire un tour de vélo sur les routes et sentiers des environs. Quoi de meilleur pour retrouver l’apaisement qu’un petit clasico de remise en forme Manteyer-Pelleautier-La Freissinousse!

Je pars du pont de Ceüze, et traverse tranquillement la commune de Manteyer. Je passe devant la mairie et l’Église du village.

Un peu plus loin je tourne à droite pour prendre la route des Villarons.

suite

“I’m sorry Dave, I’m afraid I can’t do that”

HAL 2001

Revue du nouveau delicious

    Les mauvais points
  • Le changement d’URL, de del.icio.us en delicious.com, totalement absurde. Pourquoi abandonner un tel joli et original nom de domaine? Ils expliquent sur leur blog : “so moving to delicious.com will make it easier for people to find the site and share it with their friends“. Mais alors pourquoi ne pas rediriger de delicious.com vers del.icio.us?
  • Un des atouts du service del.icio.us était la simplicité de son interface. La nouvelle version surcharge inutilement le design. Voici comment :
  • La barre de menu, tout en haut, en petits carrés colorés, est inutile sur la page Bookmarks – centre névralgique du service: les liens contenus sont déjà présents ailleurs dans la page.
  • La stupide icône bleue à gauche du nom du compte, présente seulement pour différencier les pages. Même pas personnalisable comme sur flickr.
  • Le changement de dénomination de “Links for you” à Inbox“. Aucun intérêt, à part ajouter de la confusion et passer plus pour un service web 2.0.
  • Le Top Ten des tags utilisés, en haut de la barre de droite. Surcharge absolument sans aucun intérêt.
  • Le positionnement des tags, alignés en bas à droite sous les intitulés de tags. Pas naturel et plutôt désagréable à la lecture. Le hover sur les tags, en fond gris foncé, est en outre discutable.
  • Le footer bleu clair et vert est beaucoup trop voyant, et dénote du caractère épuré du reste de la page.
  • À droite des intitulés des liens, le nombre de gens ayant déjà déliciosé ce lien est blanc sur fond bleu. Ça met cette information en évidence alors que ce n’est qu’une information secondaire et accessoire. De plus, cet élément est trop rapproché des tags du lien, ce qui surcharge le côté droit du contenu principal.
  • La couleur des fonts, enfin, manque de contraste.
    Les bons points (oui, il y en a)
  • Le rafraîchissement général du design: fonts plus agréables, structure des éléments plus nette et carrée. Une impression de propreté.
  • La rapidité générale du système.
  • La date du postage, même si elle est réglée sur l’heure américaine.
  • La barre horizontale de repère et de recherche, ingénieuse et plutôt jolie.

En conclusion, c’est un peu décevant. Ils ont voulu trop en faire, alors que l’atout était la simplicité du service. En frontend, le simple petit ravalement de façade effectué par la structuration du design et la modernisation des fonts aurait suffit.

Du délire

Des gens très importants et nécessaires, relevant probablement du ministère du développement durable, ont placé récemment les Alpes-de-Haute-Provence en alerte pollution.

Je ne sais pas si vous connaissez ce département (04), anciennement dénommé Basses Alpes (les technocrates ayant modifié le nom parce que pas assez hype). Peut-être l’avez-vous traversé à l’occasion de vacances.
Bref, d’un côté comme de l’autre de la Durance qui le traverse, et où s’accrochent quelques bourgs peu accueillants, c’est le désert total. Où même les corbeaux refusent d’aller.
Dans les trois bleds un peu habités que sont Manosque, Digne et Sisteron, il doit y avoir un embouteillage par jour, du à des feux rouges peu opportuns; un peu comme à Champignac.

A côté, la réserve d’indiens des Hautes Alpes tiendrait lieu de Silicon Valley.

Et puis il y a l’A51. Autoroute désertique s’il en est, sauf pour quelques retours de ski provençaux des dimanches après-midi d’hiver, dans le sens Gap – Aix. Sinon, inutile d’y accaparer la voie de gauche, celle de droite est toujours vide. Il n’y a même pas de poids lourds – normal, elle débouche sur un cul-de-sac.

J’ai donc du mal à comprendre d’où peut venir la pollution, si l’on excepte bien sûr les élevages bovins.

Mais non, apparemment il faudra y rouler 30 km/h moins vite que la limite habituelle. Quel pied.
Ils sont vraiment bons, nos dirigeants.

Vers La Motte du Caire
Vers La Motte du Caire

Sur deftones

D’abord un triste constat: vers 17 ans j’écoutais les deftones jusqu’à la métempsycose. Ce qui manifestement n’est pas un signe très encourageant pour déterminer mon état de santé mentale de l’époque (certains enlèveront “de l’époque”). Santé mentale elle-même détériorée par cette musique même…
Bref, alors que je ne suivais plus l’actualité des deftones depuis bientôt dix ans, voilà que j’y suis replongé depuis quelques jours. Génial, une occasion de sortir de mon hibernation métalleuse (certains enlèveront “métalleuse”)… Est-ce vraiment nécessaire.

Et finalement peu importe les évolutions récentes du groupe, l’album Around the Fur, sorti en 1997, reste à mon sens sans conteste le chef-d’œuvre des deftones. On peut même le considérer comme un des albums majeurs du genre métal. Le son des guitares est perçant, cinglant, comme la voix de Chino affutée comme jamais – elle était encore en bon état… Abe à la batterie est incroyable lui aussi – écoutez par exemple le début du titre Around the Fur en l’enchaînant avec Mascara.

White Pony, le troisième album du groupe, est un ton en dessous. Les chansons marquent moins et se ressemblent toutes un peu. Les mélodies sont plus coulantes, le chant lascif. Même s’il reste un bon opus, ce n’est pas ça. Il y a moins de ruptures, de cassures dans les riffs et mélodies. L’album se veut plus lyrique.
Feiticeira par exemple aurait pu devenir un titre du phare du groupe, mais il y a dedans comme une retenue, un corset, qui empêche l’explosion logique de la chanson. Elle reste au final de bonne qualité, mais il lui manque un petit quelque chose.

J’ai envie d’omettre Adrenaline, le premier album, de cette évocation succinte, tellement il dénote par son caractère brut de décoffrage de l’évolution ultérieure du groupe. Cette première œuvre est excellente, monumentale, mais à part. Beaucoup plus métal et sans sophistications. Et terriblement efficace.

Dans cette vidéo mythique, en direct live du plateau de Nulle Part Ailleurs en date de février 1997, quelques jours avant leur passage en concert à Marseille où je fus présent, les deftones featuring Max Cavalera interprètent un HeadUp des plus déchaînés. A la fin de la représentation, Max en profite pour annoncer au monde entier le nom de son nouveau groupe, Soulfly – le terme Soufly étant mentionné dans la chanson justement interprétée ce soir-là (Soulfly fly free fly high).
Petite remarque concernant la vidéo, la réalisation y est complètement ratée. Un cadrage complètement à l’ouest, un éclairage surpuissant face caméra… Mais elle reste le témoignage d’une époque mythique (tout du moins pour moi).

Je devrais maintenant évoquer longuement les deux albums suivants, l’éponyme Deftones et Saturday Night Wrist, mais je n’en suis pas encore bien imprégné. Aux premiers abords, Deftones m’apparaît comme un niveau en-dessous, dans la lignée de White Pony, contrairement au plus récent Saturday Night Wrist étonnamment remarquable, plus original et novateur que les deux précédents.
Entre ces deux albums est sorti un saisissant B-Sides & Rarities, comprenant des reprises de titres connus, notamment de Duran Duran ou de The Smiths. De véritables pépites.

S’il fallait caractériser la musique de deftones, je la qualifierais de musique de crise. De tension extrême, au bord de l’explosion. Michael Douglas encore dans les embouteillages, les nerfs à vif, dans Falling Down, avant à partir en vrille, écouterait Around the Fur.

Après coup – j’entends par là lors d’écoutes ultérieures à la découverte d’un album précis – je pense qu’il faut alterner les meilleures chansons des différents albums, en faire un mix après sélection, pour bien apprécier toute la qualité du groupe. L’écoute linéaire d’un album étant peut-être un peu trop monotone dans le cas des deftones.
J’ai envie de rajouter que l’écoute se marie bien à la pratique d’un sport, la boxe idéalement.
Elle convient bien aussi à la voiture; l’avantage étant d’être certain de ne pas s’endormir au volant.

deftones

Kandahar

Ils étaient cinq. Ou six. Disons cinq et demi. La quatuor de base, classique. Depuis peu, ils avaient recruté un saxophoniste, et un joueur de djembé, un peu à temps partiel. La caution de la Diversité. Et aussi pour faire chier les voisins.

Ils avaient du en fumer, des joints de basse qualité, et vidé, des pots de gel à cheveux, pour séduire les foules adolescentes de leur banlieue paloise. Que d’efforts fournis, tactiques et coutumes acquises pour créer un semblant d’aura autour de leur petit groupe de musique provincial.
Et puis, un jour, après une lecture vivifiante de l’Alchimiste du gentil Paulo, livre dont ils s’étaient tous prêté frénétiquement la version de poche, ils découvrirent leur envie de réaliser leur moi profond, devenir artiste. Après la Révélation, qui fut individuelle, ce fut le partage et la Communion de ce désir ardent, assis, là, en rond dans leur garage retapissé de tapisseries orientales, entre deux posters de Max Cavalera.
C’en était fini des concerts de lycée et autres fêtes de la musique rue Maurice Thorez. Il était temps de passer la vitesse supérieure, enfin franchir l’étape ultime: signer chez un major. Même si, au fond, nul ne savait vraiment pourquoi ils devraient en passer par là.

Mais ce n’était pas la seule difficulté. Car avant le Boss de fin de tableau, plus ou moins incarné en Pascal Nègre, qu’il s’agissait de séduire pour pouvoir enfin accéder au plateau de la Star académy, et autres festivals Rock débilitants de début Juillet, il convenait de s’identifier, trouver un créneau, un style. Et pour cela, il fallait trouver un nom pour le groupe. Ils avaient débuté leurs années-lycée prénommés “Butterfly Wings”, tiré de la populaire chanson du mythique double album des Smashing Pumpkins, tout en n’étant point totalement convaincus du bien-fondé de ce choix. Butterfly Wings faisait un peu has been. Ou bien, imprimant une image de rockeurs des 70’s, jean troué et bandana dans les cheveux, une résurgence de ce genre étant les Guns & Roses, ou bien, autre inspiration, un groupe de mauvais grunge des 90’s qui aurait raté son créneau. Leur musique était elle-même un sombre mélange de ces différentes tendances.
Mais tels des girouettes ou un Jack Lang des jours de Congrès, ils sentaient bien le vent tourner. Et la nouvelle vague inonder la fin des 90’s et 2000’s, ce pseudo-rock inverti, désincarné, pseudo-rebelle, incarné par les Radiohead, Placebo, et autres Muse, trouvailles qui mélangeant plusieurs influences plus ou moins nerveuses ou dépressives arrivaient à faire chavirer le semblant de cervelle de la lycéenne de moins de 18 ans.
Certaines d’entre elles d’ailleurs ne fréquentaient leur héros que par pur intérêt. Certes, elles tentaient aussi de combler le vide intersidéral de leur vie, mais en outre croire en un groupe local autant motivé de “monter à Paris” pouvait rapporter beaucoup, et cela ne coûtait rien. Enfin, presque. Mais quels avantages pourraient-elles en tirer si leur poulain trouvait le succès: Toute leur vie elles pourraient se vanter de connaître de près le fameux groupe de la région. Et, cela n’avait aucun prix.

Il convenait donc de changer le nom, en trouver un bien plus dans le vent.
C’est en novembre 2001 que leur vint la Lumière, en même temps que la Liberté vint aux petits enfants afghans. Au cours de la Divine Campagne Civilisatrice au pays du pavot, ils entendirent évoquer la ville de Kandahar. Quel joli mot. Trois syllabes, simple, aisément mémorisable, tout en étant assez original. Avec un air d’Orient, d’ailleurs, divers. Bien que le créneau soit déjà occupé par Renaud et Axelle Red, ils pourraient évoquer à l’occasion tous ces peuples opprimés par les Occidentaux, les bombes à fragmentation, le coca-cola, enfin, tout ça.
Plus les jeux de mots. Kandahar, Kanda, Candie, Candy, Har, Hard, Hard Candy, Au Pays de Hard Candie, les idées se bousculaient au portillon. Quel buzz tout cela allait provoquer, à coups de vrais faux bootlegs censés choquer le bourgeois.
Au micro de Nikos on expliquerait d’une voix suave et lente, avec un rythme haché, qu’on avait choisi ce nom pour mémoire des victimes des Talibans, enfin, des bombes aussi, enfin, on ne saurait plus très bien pour quelle mort, mais ça sonnerait citoyen du Monde, c’est certain.

Il faut bien être honnête et reconnaître qu’â côté de tous ces péri-phénomènes nos gentils et tout récents afghans ne passaient pas absolument tout leur temps à fumer de l’afghan. Non, aussi du Marocain. Puis ils enchaînaient les tremplins Rock, espérant un jour un peu moins heurter les oreilles d’un agent forcément présent. Qui verrait en eux les futures publicités, plans Marketing de masse, les clips provoc’ sur MTV Base. Kandahar se rendait-il compte à quel point il faudrait pour eux changer, se conformer au moule, rentrer dans la norme. Ne pas faire de vague, produire de la soupe, pour enfin goûter à la bonne, de soupe. Quel plaisir prendraient-ils à cela. Arriveraient-ils à se convaincre, à se trouver des excuses à leur future musique moisie? En expliquant qu’il s’agissait de l’évolution naturelle de leur univers artistique. Jusqu’où arriveraient-ils à faire plier leur morale, leur conscience, à coups de justifications, mais aussi, combien faudrait-il de rails de blanche pour faire passer tout ça. Se rendaient-ils compte de l’enjeu?
Mais ils devraient se demander pourquoi au fond ils étaient des musiciens, ce qui, manifestement, semblait au-dessus de leurs forces.

Dopage

Je suis un peu déçu du Tour de France cette année, tout comme les années précédentes, depuis disons 1997 et la suspension du fabuleux Virenque et son équipe Festina.
Si les coureurs et équipes pris peuvent être reconnus coupables de quelque chose, c’est d’avoir violé les règles qu’édicte normalement seule la société du Tour de France.
Après, on peut émettre un jugement personnel sur la politique anti-dopage de cette société, en prenant en compte l’influence non négligeable du pouvoir politique et les lois qu’il proclame.
Et constater que les coureurs sont toujours autant chargés. Que ces mesures ne rendent pas le Tour plus propre, mais le rendent seulement plus arbitraire. C’est à celui qui passera ou pas entre les mailles du filet. Auparavant la différence se faisait entre les meilleurs parmi les dopés, ou bien entre ceux qui se dopaient le mieux, le plus intelligemment. Maintenant c’est à celui qui ne se fera pas prendre.
Comme au football où les équipes bien gérées et stables ont de meilleurs résultats, on devrait prendre en compte la préparation médicinale des coureurs. Quelle est la meilleure filière, le meilleur préparateur, les meilleurs produits. Le meilleur laboratoire de préparation.
Quelque chose de grand, moderne, et technique.

Management

J’apprends via une publicité sur RMC Info qu’il existe un jeu vidéo consacré au cyclisme. Non, il ne s’agit pas de tourner le paddle dans le sens des aiguilles d’une montre pendant 250kms virtuels, ce qui ma foi manquerait quelque peu d’intérêt. Quoique, je me souviens étant ado de parties absolument ennuyeuse sur SNES à un jeu mettant en scène les épreuves de J.O. Grosso modo, cela consistait à appuyer comme un attardé le plus rapidement possible sur le bouton A, pour prendre de la vitesse. Et ainsi de suite. Wouaw.

Non, ici il s’agit de gérer une équipe de cyclisme, en tant que manager. En plus du recrutement et autres formalités quasi-administratives (oui, c’est divertissant pour certains), on doit gérer les cyclistes pendant les courses. C’est-à-dire plus ou moins économiser les joueurs, tenter une échappée, attaquer, amener son sprinteur, etc. Pourquoi pas.

Maintenant je suis censé faire allusion au dopage. Absent anormalement du jeu, ce qui manifestement est une lacune en terme de réalisme, quoiqu’en disent les bien-pensants. Au pire pourrait-on imaginer un add-on officieux au jeu, mis en ligne via réseaux P2P par les éditeurs du jeu pour créer du buzz.
L’entraîneur devrait alors trouver le bon médecin, mettre en place le bon réseau d’approvisionnement de produits, faire des recherches en biologie, se mettre à jour en matière de dopants, etc… Il devrait prendre en compte les législations précises de tous les pays pour éviter les pépins. Le jeu aurait une connexion avec Legifrance pour suivre l’actualité législative…
Le tout en considérant les risques d’être pris, et ainsi de tout perdre. En cas de joueur repéré, il faudrait prendre la décision de retirer son équipe, gérer la communication de l’équipe vis-vis du public et des sponsors (mise à l’index du coureur, licenciement)… Un jeu complet.
On imagine ainsi qu’un manager gave ses coureurs pendant le Tour d’Italie et d’Espagne, mais calme le jeu en juillet, prenant en compte les sévères contrôles dans l’hexagone.

Voilà à quoi ressemblerait un jeu de cyclisme réaliste.