Le fiasco de Footix à l’Eurofoot
Non, je ne vais pas commencer une analyse tactique et managériale de l’équipe de France de football.
Un championnat de foot, c’est bien un moment, l’espace de cinq, six matchs. Après, une certaine lassitude s’installe.
Le jeu en lui-même est toujours un peu lent et haché. Même avec des équipes spectaculaires, il y a trop de moments d’ennui pour que l’intérêt reste important.
Plus que les matchs eux-mêmes, je crois que l’intérêt du foot réside dans les discussions interminables autour d’une équipe, ces débats futiles où l’on refait le match.
Et dans la curée, après exposition des responsables d’une défaite cuisante.
Cette belle unanimité populaire dans la désignation du bouc-émissaire réunissant tous les défauts.
Tout cela a quelque chose d’extrêmement apaisant et confortable. En ressortent une certaine chaleur, un élan collectif englobant à l’encontre du fautif.
Comme dans ces voyages de classe d’école, où une petite semaine de vie en groupe finit invariablement en l’exclusion d’un des membres, désigné mouton noir.
Il faut, une fois au moins, rentrer dans la mêlée, y participer vigoureusement, tout en étant ni dupe ni inconscient de ces manœuvres peu honorables. Expérimenter le mal pour pouvoir ensuite faire le bien.
Il ne faut pas s’y tromper, le mouton noir n’est pas sage, il n’est pas bon. Il est aussi mauvais que ceux qui le chahutent et qui construisent leur unité (toute fragile) contre lui. Il est même pire, car il n’est que vengeance. Il a trop morflé, il veut rendre les coups au centuple, et se trouver lui aussi une proie facile. Il ne faut jamais être avenant avec le mouton noir, chevaleresque, l’introduire dans le groupe, il verra en cela de la faiblesse et s’en prendra à vous pour fêter la toute nouvelle unité du groupe. Il faut être impitoyable avec le mouton noir.
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