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La Nation contre les français

Il est quelque peu pénible d’entendre les candidats actuels tenter de se réapproprier le concept de nation à tout bout de champ.

Je lis même Alain Madelin, pour qui j’ai pourtant la plus grande estime:

Mais enfin, je suis ravi que l’orchestre du Titanic joue “La Marseillaise.

Je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas parce qu’on parle d’un sujet que cela suffit à faire renaître sa nature. Surtout quand une des candidates, partisane de la présence de drapeau tricolore obligatoire dans les foyers, se revendique de Diam’s la casseuse de voitures.
Je le dis tout net: ceci n’est pas ma France. C’est peut-être la vôtre, mais je vous la laisse bien volontiers. S’il vous sied de plaquer des mots aux concepts comme bon vous semble, libre à vous.

Je ne me considère donc plus français. Ce n’est pas tellement agréable mais c’est ainsi.

Nicolas Sarkozy a dit: “Si vous n’aimez pas la France, quittez-la.”
Bien. Si la france telle qu’il la considère est celle de la discrimination positive, de la dénonciation du libre marché, de l’Êtat fort, du flicage citoyen, alors je la quitte. Pas de problème.
Les gouvernants, quels qu’ils soient en l’état actuel des mentalités, ne peuvent régler le problème de la violence. Il faudrait à priori qu’ils en aient la volonté. Et toute l’intelligentsia, et le bon peuple de gauche, ne le veulent pas.

On viendra, au nom de cette nation refondée sur le socialisme et le républicanisme, à massacrer des français car ils ont voté Front National. Pour tenter de recréer une illusion d’”unité française”. Il faut bien un bouc-émissaire. Et ces mauvais votants, décriés par tous, sont la proie facile. C’est tellement évident que cela en crève les yeux.
Je n’arrive pas à l’expliquer clairement, c’est ce que je ressens.

Ne m’appelez plus jamais “France”.

La France elle m’a laissé tomber.

Ne m’appelez plus jamais “France”.

C’est ma dernière volonté.

J’étais la France. Qu’est-ce qu’il en reste ?
Un corps-mort pour des cormorans.