Du délire

Des gens très importants et nécessaires, relevant probablement du ministère du développement durable, ont placé récemment les Alpes-de-Haute-Provence en alerte pollution.

Je ne sais pas si vous connaissez ce département (04), anciennement dénommé Basses Alpes (les technocrates ayant modifié le nom parce que pas assez hype). Peut-être l’avez-vous traversé à l’occasion de vacances.
Bref, d’un côté comme de l’autre de la Durance qui le traverse, et où s’accrochent quelques bourgs peu accueillants, c’est le désert total. Où même les corbeaux refusent d’aller.
Dans les trois bleds un peu habités que sont Manosque, Digne et Sisteron, il doit y avoir un embouteillage par jour, du à des feux rouges peu opportuns; un peu comme à Champignac.

A côté, la réserve d’indiens des Hautes Alpes tiendrait lieu de Silicon Valley.

Et puis il y a l’A51. Autoroute désertique s’il en est, sauf pour quelques retours de ski provençaux des dimanches après-midi d’hiver, dans le sens Gap – Aix. Sinon, inutile d’y accaparer la voie de gauche, celle de droite est toujours vide. Il n’y a même pas de poids lourds – normal, elle débouche sur un cul-de-sac.

J’ai donc du mal à comprendre d’où peut venir la pollution, si l’on excepte bien sûr les élevages bovins.

Mais non, apparemment il faudra y rouler 30 km/h moins vite que la limite habituelle. Quel pied.
Ils sont vraiment bons, nos dirigeants.

Vers La Motte du Caire
Vers La Motte du Caire