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Droit opposable à météo favorable

Cela fait trois jours qu’il pleut sans discontinuer. Une pluie fine et drue. Insidieuse, on l’aperçoit à peine à travers la fenêtre.
Avant-hier il a grêlé à deux reprises, l’espace de dix minutes. Le bruit des projectiles sur le toit évoquait l’arrivée de l’Apocalypse.
Les dégâts dans la région sont considérables.
Les entrepreneurs du bâtiment travaillent au ralenti, et perdent ainsi des sommes d’argent importantes.
Sous le barrage de Serre-ponçon, les Trois lacs (amateur de frames, ne rate pas ce site) n’en sont devenus plus qu’un. Le circuit de karting a été inondé. Et la route d’Espinasse interdite cette nuit par mesure de précaution.
Dormant la fenêtre ouverte (c’est une véritable mousson), il m’arrive d’entendre des éboulements dans les ravines toutes proches.
Je ne sais pas trop comment il faut réagir. Dois-je faire une offrande à Dieu? Dois-je écrire des poèmes elfiques en italique?
Mais après tout je pourrais demander réparation au gouvernement. Celui-ci me vendant son réchauffement climatique toute l’année, je considère être en droit de le subir. Et mon département fait de ses 300 jours de soleil par an (record national) un argument marketing pour inciter les fonctionnaires et écolos bobo à l’immigration.

Par ailleurs, les pays réellement développés, suivant les préceptes bidoliens, commencent à évoquer le droit opposable à l’orgasme.
Je réclame donc à mon tour un droit opposable à une météo favorable.