Dans le sauvage
Pour sûr, Sean Penn est un sombre con. Ses talents de réalisateur sont néanmoins remarquables.
J’avais beaucoup aimé The Pledge. Penn réalisateur aime mettre en scène des personnages torturés et sombres. C’est encore bien le cas dans Into the Wild.
J’ai commencé le film avec un sentiment désagréable. Qu’est-ce qu’on vient nous emmerder avec les histoires d’un post-ado mal dans sa peau? Décidément, je ne dois pas avoir de cœur. Mais j’ai au fur et à mesure de l’histoire révisé mon jugement. Ce film est bêtement humain. Même si Penn n’hésite pas à rajouter des couches de pathos, notamment avec la rencontre du vieux solitaire.
Le héros, Alex, est attachant. Je n’oserais dire que je me reconnais partiellement en lui, tout le monde doit se dire un peu la même chose. M’enfin quand même.
Je le voyais au départ partir en Alaska pour toujours, et ne plus revenir. Mais l’objectif n’était, finalement, qu’une odyssée, une aventure temporaire, se terminant tragiquement. C’est là qu’on réalise que toute cette histoire est assez superficielle, et le héros bien qu’un post-ado mal dans sa peau.
Alors, effectivement, pourquoi à la fin ne se jette t-il pas à l’eau pour tenter de rejoindre la berge opposée. Il n’a rien à perdre à se lancer. En revenant à son refuge pour y survivre quelques temps, il n’a qu’une vision à court terme. Ce qui cause son malheur.
Je ne voudrais pas paraître trop dur. Into the Wild est un très bon film. Que j’ai même envie de revoir.







