Convivialité
J’ai pris ce matin connaissance par une lecture approfondie de L’Équipe d’une problématique majeure concernant des matchs de football. Plus précisément, ceux de l’équipe de France dans certains stades hexagonaux.
Il s’agit du problème de la ola. Pour les horrifiés du football et du sport en général, une ola est un mouvement coordonné des spectateurs, se levant tous les uns après les autres pour former une vague, afin d’affirmer leur contentement et leur bonheur d’être présents dans le stade.
Ce phénomène se déroule normalement quand un évènement exceptionnel se passe sur la pelouse: l’équipe à domicile gagne largement, ou bien joue de manière fabuleuse. Et, en effet, je me souviens bien avoir participé personnellement à quelques-unes, en début des années 90 à Marseille, quand l’OM explosait ses adversaires par des scores fleuve de 7 à 0.
Et bien, il appert que ces conditions d’exception ne sont apparemment pas nécessaires au public de l’équipe de France: il se manifeste ainsi dès le début de la partie, et pour raison inconnue. À part, je ne vois que ça, pour exprimer une sorte de festivité conviviale incongrue. J’ai ainsi pu constater hier, comme les journalistes du quotidien sportif, une ola s’enchaîner dès la huitième minute du match. Magnifique.
Il faudrait que je fasse maintenant un constat triste sur la qualité des supporters des Bleus. Que je dise que ce sont des bobos ne comprenant rien au football. Présents au stade seulement pour célébrer une communion médiatique estampillée TF1. Avec les ptits drapeaux Bleu-blanc-rouge, le maquillage sur la joue, etc etc.
Je le ferai seulement une fois expliqué le problème que ces effets de foule engendrent.
Le voici, tenez-vous bien: Une partie de la tribune refuse systématiquement de se lever lors ces olas, celle des officiels et assimilés, surnommés “costards-cravate”. Les festifs conviviaux, mécontents qu’on leur casse leur magnifique vague, répliquent alors en sifflant méchamment les collés-au-siège.
Ces sifflets créent une confusion sur le terrain, les joueurs pensant qu’ils sont des reproches à leur encontre. Ils se mettent donc à mal jouer. Au final, le sélectionneur de l’équipe y va de sa critique du public en conférence de presse.
Voilà, ce sont les problématiques qui m’ont animé une bonne partie de la matinée. Demain je vous raconterai pourquoi je ne regarde plus House M.D., car j’estime que c’est un connard et ses fans des sadomasochistes.