Breaking Bad
Vous êtes habitués aux images léchées de Desperate Housewives, Prison Break, ou bien Weeds. Aux bons sentiments et personnages sans faille d’Heroes ou Lost.
Oubliez tout cela avec Breaking Bad. Une série dure, réaliste. Un décor et photographie sans fignolage, raw. Des dialogues limités, sans superflu. Et des personnages communs, mal fagotés, ridés; assez moches.
L’histoire ressemble à celle de Weeds, mais une classe (au sens marxiste) en dessous. Disparue, la mentalité libérale démocrate.
Walter White, un professeur de chimie qui a vraiment du mal à joindre les deux bouts et nourrir sa petite famille (comprenant un adolescent infirme), apprend soudainement qu’il est atteint d’un cancer des poumons.
Se sachant condamné, il décide d’utiliser ses exceptionnels talents de chimiste pour entreprendre, avec un ancien de ses élèves, un commerce de méthamphétamines. Pour ainsi engranger rapidement beaucoup d’argent et mettre sa famille à l’abri du besoin - et accessoirement payer sa chimiothérapie.
Outre les personnages très réalistes, l’ambiance est tendue au possible. Le handicap du fils, la pauvreté du foyer, la maladie de Walter créent des situations tendues. Physiquement et moralement. La communication est difficile dans la famille.
Puis, évidemment, le trafic de drogues et les nouvelles relations humaines qu’il engendre ne vont pas aller sans complications sérieuses.
Que dire de plus? Cette série est une sensation. Arrêtez tout et regardez-la. Yo.