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Assez banal aujourd’hui

En arrivant au parking ce matin, pour aller bosser, il n’y a plus de place.
Il est 8 heures, et, dans la radio, André de Rocca, commentateur footballistique célébrissime sur France Bleu Provence, donne son impression sur le futur match de l’OM. A mon époque estudiantine maintenant révolue définitivement (avec succès, depuis lundi), je trainais dans le même bar populaire du Pont de l’Arc que lui; c’était où, avec des potes, nous allions nous relaxer après d’insupportables cours de droit, à coups de Perroquets.
J’arrive en retard au bureau, le temps de trouver un parking ailleurs. La stagiaire m’attend, en fumant une cigarette. Elle est cool, de tendance libérale, mais sans le savoir. J’adore.
La matinée se résume à vérifier si les salaires des employés des clients sont supérieurs à leur convention collective. Il y a une trentaine de dossiers, et chacun est particulier. Plein de paramètres abscons (c’est du droit du travail) à prendre en compte. C’est rébarbatif, c’est fatiguant. Le genre de dossier que l’on donne quand il n’y a rien à faire.
A midi trente quand je sors m’acheter à manger mon snack habituel est bondé. Il faut faire la queue au milieu de divers clodos, jeunes dépenaillés qui remuent sans cesse, hystériques. Ils me fatiguent. Je suis le seul en chemise pantalon noir chaussures de ville. Je me sens comme un Lord anglais à la fête de l’Huma. (Je reviendrai sûrement, plus tard, plus longuement, sur la population déconcertante de ma ville. Il y a beaucoup à dire dessus).
De retour au turbin, s’en suivent la rédaction d’un avenant à un contrat de travail, puis celle d’un Contrat Nouvelle Embauche. Assez divertissant.
Je termine ces distractions à 15h45, et il n’y a plus rien à faire. Comme le transfert d’appel n’est pas activé, je suis forcé de rester pour répondre aux éventuels appels téléphoniques, et faire le site ITN du cabinet. Cela n’est pas urgent, j’ai déjà beaucoup avancé (toute la structure est faite), puis mon serveur n’est même pas prêt (ceci est un appel au SAV de P4Host mon hébergeur – this is an emergency call to the hotline of P4Host). Mais j’ai trop dormi cette nuit, alors je suis fatigué. Alors je mets ma tête sur mon pull sur le bureau, et je dors. A 16h30 mon patron m’appelle et me dit que je peux partir.
Arrivé dans la voiture, la radio s’allume, et v’là t’y pas le André encore en train de parler de football. Etrange coïncidence.
J’ai un skateboard à vendre, alors je passe au skateshop, qui fait office de dépôt-vente. Assez surpris je suis quand je vois que le magasin ne prend pas de commission; l’explication est qu’il ne redistribue qu’un avoir pour les articles qu’il propose. Je refuse donc le deal, j’ai passé l’âge des skateshops. Je suis irrité d’avoir perdu mon temps et un euro de parking au passage.

Je rentre finalement à la maison, et reprends une partie impossible de Sudoku.