live

2008

Déverser sa bile

Retour sur le nouveau delicious 2.0.
Concernant lequel j’ai déjà pointé quelques petits défauts qui somme toute n’engagent que mon goût personnel.

Et puis j’ai effectué une rapide recherche dans mes bookmarks (delicious) et retrouvé un billet de Techcrunch France présentant les nouvelles caractéristiques du service.

Ce billet date du 9 septembre 2007.

Il est étonnant d’y trouver toutes les fonctionnalités énumérées, et le design du site déjà réalisé.

On se demande donc ce qu’il a bien pu se passer pendant presque onze mois.

Surtout que des erreurs esthétiques que n’importe quel utilisateur remarquerait du premier coup d’œil sont encore bien présentes. Tout comme des bugs surprenants non corrigés.

Aujourd’hui, après la sortie publique de la nouvelle version donc, des modifications importantes sont encore réalisées sur le code.

Pour information, delicious est une entreprise dont la valeur était estimée fin 2005 entre 10 et 15 millions de dollars.

Tout ceci est assez obscur et décevant. Un peu triste, même.

Fake, fake, fake, fake.

Plutôt que souligner tous les mensonges de cette cérémonie d’ouverture l’un après l’autre, on devrait repartir de zéro et établir la liste des choses qui y ont été vraiment réelles.
Ça irait certainement plus vite.

La grande classe

You know you’re the only woman I’ve never thought about the price.

George Costanza, The Conversion

Une expérience

J’aime qualifier une expérience un cauchemar éveillé si, à un moment donné, on finit par se croire dans son lit et et on tente de forcer un réveil qui ne viendra pas. Ou bien quand surgit la volonté irrésistible de se téléporter immédiatement, se volatiliser pour réapparaître dans un endroit forcément plus agréable.
Ce type d’émotions, je l’ai bien entendu ressenti déjà plusieurs fois dans le passé.
- Quelquefois, lors de ces fêtes citoyennes et publiques, où le concept, qui concrètement revient à déambuler au hasard des rues, n’est que de fêter la fête en cours.
- Assez souvent, en cours de droit commercial, à l’Université.
- À tous les coups, enfin, lors des dîners de famille de ma dernière copine.

Voilà, c’est exactement le sentiment que j’ai ressenti ce matin. Quand, à vélo, seul, après avoir pris un mauvais sentier et ayant persévéré dans mon erreur sur un bon kilomètre de forte et risquée descente, j’ai du rebrousser chemin. Devant alors pousser le vélo, sur une pente que tout être humain doué de raison refuserait de grimper simplement à pied.

Mais l’expérience n’a pas été que désagréable. Il est toujours intéressant de se retrouver dans la nature en position de difficulté (même si toute relative), et surtout, seul, face à soi-même.

Mélenchon

Mélenchon a bien le droit d’écrire des torchons infâmes sur son blog. Le connaissant, ce serait même étonnant qu’il produise autre chose.
Pour l’avoir souvent regardé déblatérer dans les émissions politiques des chaînes Info, je sais déjà ce dont il est capable.

Maintenant, j’aimerais juste qu’après ce genre de propos il ne soit plus omniprésent dans les émissions politiques qui polluent les innocents cerveaux français tout le long de l’année.
Parce que pour les journalistes organisateurs de ces shows, continuer à l’inviter serait perdre le peu de crédibilité qu’il leur reste.
Autrement, que les grands media ne viennent pas ensuite se plaindre d’une chute de leur audience.

clasico

D’humeur passable ce matin au réveil, j’ai décidé d’aller faire un tour de vélo sur les routes et sentiers des environs. Quoi de meilleur pour retrouver l’apaisement qu’un petit clasico de remise en forme Manteyer-Pelleautier-La Freissinousse!

Je pars du pont de Ceüze, et traverse tranquillement la commune de Manteyer. Je passe devant la mairie et l’Église du village.

Un peu plus loin je tourne à droite pour prendre la route des Villarons.

suite

“I’m sorry Dave, I’m afraid I can’t do that”

HAL 2001

Revue du nouveau delicious

    Les mauvais points
  • Le changement d’URL, de del.icio.us en delicious.com, totalement absurde. Pourquoi abandonner un tel joli et original nom de domaine? Ils expliquent sur leur blog : “so moving to delicious.com will make it easier for people to find the site and share it with their friends“. Mais alors pourquoi ne pas rediriger de delicious.com vers del.icio.us?
  • Un des atouts du service del.icio.us était la simplicité de son interface. La nouvelle version surcharge inutilement le design. Voici comment :
  • La barre de menu, tout en haut, en petits carrés colorés, est inutile sur la page Bookmarks – centre névralgique du service: les liens contenus sont déjà présents ailleurs dans la page.
  • La stupide icône bleue à gauche du nom du compte, présente seulement pour différencier les pages. Même pas personnalisable comme sur flickr.
  • Le changement de dénomination de “Links for you” à Inbox“. Aucun intérêt, à part ajouter de la confusion et passer plus pour un service web 2.0.
  • Le Top Ten des tags utilisés, en haut de la barre de droite. Surcharge absolument sans aucun intérêt.
  • Le positionnement des tags, alignés en bas à droite sous les intitulés de tags. Pas naturel et plutôt désagréable à la lecture. Le hover sur les tags, en fond gris foncé, est en outre discutable.
  • Le footer bleu clair et vert est beaucoup trop voyant, et dénote du caractère épuré du reste de la page.
  • À droite des intitulés des liens, le nombre de gens ayant déjà déliciosé ce lien est blanc sur fond bleu. Ça met cette information en évidence alors que ce n’est qu’une information secondaire et accessoire. De plus, cet élément est trop rapproché des tags du lien, ce qui surcharge le côté droit du contenu principal.
  • La couleur des fonts, enfin, manque de contraste.
    Les bons points (oui, il y en a)
  • Le rafraîchissement général du design: fonts plus agréables, structure des éléments plus nette et carrée. Une impression de propreté.
  • La rapidité générale du système.
  • La date du postage, même si elle est réglée sur l’heure américaine.
  • La barre horizontale de repère et de recherche, ingénieuse et plutôt jolie.

En conclusion, c’est un peu décevant. Ils ont voulu trop en faire, alors que l’atout était la simplicité du service. En frontend, le simple petit ravalement de façade effectué par la structuration du design et la modernisation des fonts aurait suffit.