2008-09-20
(Pour faire fuir les trois lecteurs et demie qu’il me reste)
- Avant-hier soir. Je m’endors gentiment devant le match de baseball, le derby Cubs – Brewers sur NASN.
Les Brewers menent 6-2 en fin de 9ème manche, 2 Outs, le match est plié, je commence à éteindre les lumières, je suis bien dans le pâté, et cale bien ma tête sur l’oreiller, quand brusquement les Cubs en quatre runs et notamment un Homerun de Soto avec alors deux joueurs sur bases reviennent à égalité 6-6!
Le match dure ensuite jusqu’en 12eme manche, les lanceurs sont en feu et éliminent tout ce qui passe (9 K à la suite…), et finalement les Cubs via un hit de Derrek marquent et gagnent le match.
Assez incroyable.
- Hier matin. Installé au bureau, devant l’ordinateur où je prends racine, j’entends un soudain “pom” contre la vitre. Le temps de tourner la tête, j’aperçois quelques plumes voletant gentiment dans le ciel. Y a t-il une victime? Je me lève et ouvre la fenêtre : un pauvre petit moineau tout mignon gît en bas. Il gigote encore mais ne peut plus bouger ses ailes. J’essaie de lui donner à boire, à le réveiller un peu… Il n’arrive même pas à bouger son bec.
Le temps d’un aller-retour à la cuisine, il est devenu tout mou. Voyant qu’il n’y a plus rien à faire, je le laisse à côté de l’abri.
Le renard viendra bien le manger.
2008-09-6
Une journée sans voiture dans la vallée de Champoléon
Dimanche, la population est invitée à troquer la voiture contre un autre moyen de locomotion. La mairie de Champoléon a décidé d’organiser une journée sans voiture pour découvrir la vallée autrement.
«Le but est de faire découvrir notre vallée autrement que par la voiture, témoigne la première adjointe de la mairie de Champoléon, à l’initiative de l’idée, Maryline Moynier. Que l’activité sportive soit développée, et la vallée découverte en douceur.»
Cela me rappelle les alertes pollution dans les Basses Alpes, il y a quelques semaines.
Il faut connaître la vallée de Champoléon pour comprendre.
Une gorge très reculée, étroite, où l’on accède par le bout de la non moins obscure et isolée vallée du Champsaur (connue pour ses tourtons à la pomme de terre).
Le paysage y est grandiose. Je m’en remémore les chemins escarpés, les orages toutes les nuits, les marmottes et les chamois.
Mais les voitures… non, je ne me souviens pas des voitures. Il doit y en avoir une cinquantaine par jour. Et la haute saison est passée.
Ce n’est pas comme si on pouvait en faire le tour en voiture, tranquillement, enchaînant les cols confortablement derrière son volant.
La seule route débouche rapidement sur un cul-de-sac et des routes forestières. De là, on n’a pas le choix : soit on continue à pied, ou à vélo, soit on rebrousse chemin.
On comprend maintenant mieux le caractère hallucinant de cette initiative. Que les personnes âgées, et handicapées, apprécieront particulièrement.
2008-09-5
En sketch d’introduction à l’épisode The Bubble Boy, Jerry Seinfeld évoque la fonction sociale fondamentale du répondeur :
So here’s two people who hate each other, don’t really ever wanna talk, but the phone machine is like this relationship respirator, keeping these marginal, brain-dead relationships alive.
We all do it, so when we come home, you can see the little flashing red light. You go, “All right, messages.”
You see, people need that.
It’s very important for human beings to feel popular and well-liked amongst a large group of people we don’t care for.
Alors Seinfeld fait peut-être maintenant des pubs moisies pour Vista, mais étrangement sa fine sortie réussit à décrire justement le rôle de facebook presque une quinzaine d’années avant son émergence.
2008-08-27
Comme elle l’avait promis, la ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports s’est rendue au Conseil des ministres mercredi, chaussée de «Crocs» roses.
Source : Le Figaro
Les cons ça ose tout, etc. Mais en définitive, ce genre de choses a au moins le mérite d’exposer la nature véritable du conseil des ministres et de tout ce cirque politique: un festival de guignols.
2008-08-22
Tombé sur ce site, Chuurch of Apathy. Certains articles ont quelque intérêt humoristique dans la volonté de pointer du doigt certains sites et ouvrages de développement personnel, dont le genre est très populaire en librairie.
Mais il y a un côté vraiment noir et nihiliste à ce site qui donne un sentiment de malaise et gâche tout. Enfin, c’est du moins l’impression que ça me donne. Certaines prises de position, si sérieuses, sont superflues (“Free will is an illusion”, etc…). Bref ce site aurait pu avoir pour unique vocation de faire rire sans se prendre trop au sérieux, en développant la grincherie et la mauvaise foi. C’est dommage et c’est raté.
2008-08-21
Avec beaucoup de retard je découvre ce groupe sensation, The Libertines. D’un ancien mix je connaissais leur superbe single Can’t Stand Me Now que j’ai tendance à écouter en boucle.
J’ai découvert hier que leur chanteur n’est autre que Pete Doherty, personnage rock n’ roll connu de ma personne seulement par l’intermédiaire de Kate Moss et la lecture des tabloïds anglais.
Mais à part leur excellent single précité et le bon titre Don’t Look Back into the Sun je suis finalement déçu par le reste de leur production, assez bateau et lassante.
Comparativement les Strokes avaient au moins sorti un très bon premier album, et un deuxième potable. Ce qui ne me semble même pas être le cas pour Doherty et son crew.
C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle il est tombé dans la farine à plein nez. Qui sait.
2008-08-20
Hier soir le JT de France 2 a médiocrement tenté la réalisation d’un reportage sur la Chine rurale, populaire. En route pour les rizières donc, pour évoquer tous ces pauvres gens.
Le reportage serait digne d’intérêt si l’angle choisi n’était pas complètement stupide : et oui, ces paysans n’ont pu aller à Pékin assister aux J.O., remplir le fameux stade, le nid d’oiseaux, fierté du reégime. Quel dommage. Cette inégalité entre spectateurs doit leur être insupportable aux journalistes de France 2.
En tout cas, nous voyons ces gens frotter leur linge à la rivière dans des bassines, comme il y a une soixantaine d’années chez nous, et les rues du village en terre, parsemées d’herbes sauvages. Merveille du marxisme.
Personne n’a la machine à laver, mais un tour dans la cabane et nous apercevons une télévision qui trône, centrale. Ouf. Une chose est sûre, la propagande passera mieux par des téléviseurs que des lave-linges.