Ce matin le premier secrétaire du parti Socialiste a pris la parole sur Radio Spuntinu.
Dans un grand discours plein de franchise, c’est un François Hollande peu enclin au mensonge qui s’est exprimé, accompagné des idéologues du Parti, Lionel Jospin, François Peillon, et Jean Glavany. Le philosophe stoïcien du Parti, Jean-Luc Mélenchon, avait du malheureusement s’absenter.
Voici résumés quelques-uns des passages les plus marquants de son discours:
François Hollande a tenu à exprimer ses plus grands regrets à tous les français, pour les positions idéologiques du PS ces soixante-dix dernières années. Il a déclaré que c’était une erreur, qui, il l’espère, sera pardonnée. En effet, selon lui, les socialistes du XXIe siècle ont compris l’erreur d’analyse qu’ils entretenaient, en prônant l’égalité réelle plutôt que formelle des citoyens:
« Nous nous sommes rendu compte que notre politique n’a mené qu’à des désastres. Le collectivisme, d’une quelconque forme qu’il soit, crée une inégalité insurmontable entre les individus, aboutit à une concurrence naturelle amplement renforcée, et affaiblit les plus fragiles. Notre ligne, consistant en une défense des pauvres contre les nantis, n’est qu’illusion, et bâtie sur de mauvais fondements logiques.
Nous avons alors compris que la fracture sociale séparait non pas les riches des pauvres, catégories non fondées objectivement, mais les privilégiés en droit des autres. La division se fait en réalité selon les lois protégeant certains groupes d’individus, contrairement à d’autres.
Nous avons conclu que la concurrence naturelle des hommes entre eux est finalement préférable à sa réglementation, qui ne fait qu’empirer cette compétition. La nature de l’homme doit être respectée.
Partant, la concurrence nécessite une protection de la propriété privée et du libre marché.
Le combat des socialistes doit dès à présent se concentrer sur la mise en place d’une égalité en droit, et non pas à protéger des catégories de populations en opposition à d’autres.
Par conséquent, le système redistributif d’aides doit être abandonné car fondé sur le vol.
Nous laissons à Nicolas Sarkozy la “recherche de l’égalité réelle au détriment de l’égalité formelle”.