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2007

La nature du communisme

Extraits tirés de la revue Commentaire n°116/Hiver 2006-2007, par Alain Besançon, dans Mao dévoilé, Sur le communisme, la tyrannie et la Chine (p. 923),

dans une revue de:
Mao. L’histoire inconnue (Gallimard NRF Biographies 2006).

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Typologie des quatre grands

En somme, dans chacun de ces leaders, l’idéologie et le crime se composent de manière différente. Lénine est un pur idéologue. Hitler aussi, mais son idéologie est loin d’avoir la cohérence, la solidité, l’universalité du léninisme. Staline combine de façon équilibrée la conviction idéologique et le réalisme du criminel. Il est capable de considérer exactement le rapport des forces, de ruser, de dissimuler, en sachant à peu près où se situe la réalité. Il n’est qu’à moitié intoxiqué par sa vision du monde léniniste. Mao semble ne regarder que son pouvoir, sans autre but que le pouvoir.

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Quand on a lu attentivement les 800 pages d’intrigues criminelles, de supplices, de manœuvres retorses, réussies ou ratées, d’horreurs retracées minutieusement par Chang et Halliday, on contracte une sorte de gueule de bois. J’ai mariné pendant des années dans la littérature du communisme, mais je n’avais rien lu de pareil. La vision d’ensemble du phénomène communiste est modifiée. Son centre de gravité est déplacé. Son échelle est changée. Son type pur, c’est à l’Est, en Chine, en Corée, au Cambodge qu’il faut l’étudier.

People obscène.

Je trouve assez obscène cette nouvelle mode chez nos people, surtout anglo-saxons – pour l’instant, d’adopter des bébés à la volée. Angelina Jolie, Madonna, les Beckam, tous s’y mettent. A croire qu’ils sont tant blasés par leur bien-être matériel qu’ils se mettent à collectionner les enfants. Sur un coup de tête, comme pour une envie soudaine d’enrichir sa garde-robe, sauf qu’en l’occurence les boutiques se situent à l’autre bout de la planète. Il faut voir le bon côté, ça permet de découvrir de nouveaux coins assez exotiques.
Ça me rappelle l’époque où les cochons d’inde étaient si tendance.

Malsain.

France – Chine: Lequel est le plus arriéré

Il est assez savoureux de voir l’ancien Empire communiste adopter aujourd’hui le système de propriété privée, alors que se battent ici à Paris nos ministres, pour savoir lequel sera le meilleur pour créer de nouveaux droits artificiels pourfendeurs de cette même propriété.

Encore plus drôle (et inquiétant), un encart du Monde de cette semaine où l’ambassadeur de Chine à Paris est amené à rappeler les principes de l’économie de marché aux hommes politiques français, notamment à George Sarre, maire du 11ème arrondissement de Paris.

Marché chinois et parisien
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Discours d’élites et effets pervers

Ce que je commence à discerner plus précisément dans le discours politique ambiant est cette manie ahurissante qu’ont les puissants à prêter à leurs administrés de mauvaises intentions.
Ségolène pensera (et pense déjà) qu’elle va perdre les élections non pas à cause de sa simple incompétence, mais parce qu’elle est une femme et surtout à cause de ce que les gens pensent des femmes.
Les élites journalistiques pensent qu’un noir au journal télévisé choquera les français.
Les français ne sont jamais assez solidaires — J. Chirac regrette dans son bilan de dimanche dernier de n’avoir pas réussi à lutter assez contre les “égoïsmes” — et ne donnent pas assez.
Evidemment tout cela n’est que fantasmes et désirs inavoués, pour mieux renforcer leur influence sur la société, imposer la nécessité de changer les mentalités et attitudes, à coup sûr à l’aide de réglementations et de taxes. Ce faisant ils légitiment leurs postes et attributions.

Enfin, si je ne suis pas du genre à traîner les français dans la boue, d’un autre côté je les blâme pour leurs réflexes étatistes. Une majorité n’aime pas l’économie de marché, estime nécessaire une politique de la culture forte, approuve l’interdiction de fumer dans les lieux publics…
Concernant les radars les avis sont un peu moins tranchés. Mais rares seront ceux qui remettront en cause le rapport de cause à effet entre implantation de radars, augmentation des amendes et baisse du nombre de morts sur les routes.
En tout cas la loi immuable selon laquelle une loi inique est toujours néfaste et cause des effets pervers plus forts qu’en situation d’absence de loi se confirme encore une fois: le nombre de conducteurs sans permis serait en france de 2 millions. Ce qui implique la non-assurance, donc une insécurité extrêmement forte, une indemnisation rendue difficile, sinon remise en cause, en cas d’accident, et pour le fautif, et pour la victime. L’Etat a encore tout gagné dans le coup.

Pour finir, j’ai retrouvé l’ancien emplacement de ce blog, chez hautetfort:
http://here-is-no-why.hautetfort.com/

Monsieur le Chien nous parle de son album BD “Paris est une mélopée” – CitizenGlam

C’est donc un petit editeur, Theloma, qui me publie, lui ayant moins a craindre l’effet de scandale que peuvent causer mes propos comme par exemple dans l’affaire Boudarel ou je m’etonnais qu’un tortionnaire de soldats francais puisse avoir ses points de retraite pour l’epoque ou justement il torturait des francais en Indochine. Je sais ce que ces propos peuvent avoir d’odieux mais il ne faut pas m’en vouloir, je ne suis qu’un poujadiste a oeilleres, rien de plus.

Ajout:

A propos des francais et de la vision du peuple par les elites:

Je vais courtement essayer de faire une petite demonstration sur la nature ignoble de tous les francais: quand Harry Roselmack est arrive au 20 heures, il y a eu, avant cela, genre un bon mois de “la France est-elle prete a voir un noir au 20H?” Je traduis : “les francais etant ataviquement racistes, peuvent-ils supporter la presence d’un noir a l’ecran tandis qu’ils dinent au sein de leurs familles petit-bourgeoises regrettant Vichy?”

La reponse? ben oui, ils peuvent. Et c’est passe comme une lettre a la poste. Et meme mieux : personne n’en a rien a foutre, hormis pour le mettre dans son lit parce qu’il est quand meme severement beau…

Car en realite, la question que posaient les medias dans ce mois precedent l’arrivee de M. Roselmack, c’était la projection de leurs propres peurs d’élites ([...]) ainsi que leur vision deformée du commun des mortels, à savoir une masse grouillante et beuglante de racistes ivres à moustache directement issue d’un imaginaire à la Cabu!

[...]

Donc évidemment, l’arrivée de M. Roselmack n’a choqué personne et ca a du sans doute être une certaine déception pour tout un tas de révolutionnaires germanopratins en mal de grande cause.

C’est marrant parce que Ségolene fait exactement cette erreur aujourd’hui meme:

Pour la candidate socialiste, “il y a eu un doute sur la compétence parce que les gens se sont dits : Mais comment cela se fait, s’ils ne font pas bloc autour d’elle, c’est que eux-memes ont un doute “. “Ce n’est pas le problème de les voir, c’est le problème de ce qu’ils n’ont pas dit a une époque. Et c’etait normal, parce que moi j’ai eu cette épreuve de la campagne interne que n’ont pas eu les autres candidats”, a-t-elle affirmé.
“Je pense d’abord que le fait d’être une femme, ce n’est pas facile par rapport a la projection que l’on se fait du président de la République. Il faut que j’arrive a conquérir cette confiance et à affirmer la compétence qui est la mienne”, a-t-elle poursuivi.

Voir le blog de Monsieur Le Chien

Lire l’interview

Béret vert – L’Affaire Duviau

Etait-ce l’ acte de folie d’un homme ? Et si tel n’est pas le cas, alors, est-ce la folie d’un systeme, d’un ” modèle social “, d’une société qui a ses propres caractéristiques oppressantes mais tues, et possède par ailleurs le record mondial de consommation de psychotropes légaux, de plus remboursés sur ordonnance ?

Lire l’article

Hilarité et Lutte des classes

Jean-Luc Mélenchon s’est qualifié tout à l’heure de philosophe stoïcien. Oui. Vous ne rêvez pas. Cétait dans l’émission N’ayons pas peur des mots sur I-télé. Et certes, il n’a pas peur, le bougre. Pour oser, il ose. J’hésite entre le fou rire et l’abandon total du suivi du débat médiatique. L’autisme, voilà l’alternative au socialisme.

Tiens, en parlant de socialisme, ce qui est bien avec lui, c’est la constance: son échec est cuisant dans absolument tous les domaines. Et cet échec devient d’autant plus visible quand il achoppe avec un système libre concurrentiel.
Même pour le football.
J’entends avec amusement les commentateurs sportifs d’On refait le match sur LCI (il leur arrive de parler foot entre deux oraisons sur la lutte des classes) qui rêvent inlassablement de voir un club français gagner un trophée européen; mais tout en enchaînant les diatribes sur le football à deux vitesses et l’argent pourri, dans un pays où les clubs sont hautement pénalisés par les règlementations et charges diverses. Ils croient encore que le collectif et un peu beaucoup de bonne volonté suffira pour produire du football citoyen fraternel et solidaire. Quelqu’un doit se dévouer pour leur dire: Ca ne marche pas comme ça.
C’est l’écueil de la réalité. N’en déplaise aux schizophrènes Gilles Verdez (Le Parisien) et Claude Askolovitch (Le Nouvel Observateur).

Voilà, c’était ma diatribe du jour.

Aux suivants

Jerry Seinfeld:

« My accountant actually did take a big chunk of money from me and use it to buy drugs.
The thing that was hardest for me to comprehend about this is the life choice of drug abuse and accounting.
It makes sense. Why would an athlete or musician take drugs?
They have an interesting job.
But an accountant? If ever a job required hallucinogenic support this is the job.

That should be the legal defence.
“You’re charged with possession of illegal narcotics.”
“But, Your Honour, I’m an accountant.”
Bang, case closed.
“Bailiff, give this man his peyote and tequila back for the drive home. Sorry to bother you, sir. Terribly sorry.” »

Jerry Seinfeld, The Sniffing Accountant