2005-11-3
Lors de la dernière remise des diplômes de l’université de Stanford, Steve Jobs, président d’Apple, a eu l’occasion de s’exprimer sur quelques-uns des passages les plus marquants de sa vie.
Voici un extrait de son discours, concernant son passage à l’université:
(…) la faculté qu’il avait choisie était presque aussi chère que Stanford et que toutes les économies de ses parents étaient passées dans les frais d’inscription.
«Au bout de six mois, ça ne ne semblait plus justifié. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie et je ne voyais pas comment la fac pourrait m’y aider. Et j’étais là à dépenser l’argent que mes parents avaient économisé toute leur vie. C’est ainsi que j’ai décidé d’abandonner. C’était un choix risqué à l’époque. A partir du moment où j’ai décidé d’arrêter mon cursus, je n’étais plus obligé de suivre les cours qui m’ennuyaient et j’ai commencé à assister en auditeur libre à ceux qui me semblaient intéressants.»
C’est là où va se produire le déclic salvateur.
«A l’époque, Reed College offrait sans doute le meilleur enseignement du pays en matière de calligraphie. Sur tout le campus, la moindre affiche, la moindre étiquette était magnifiquement calligraphiée à la main. Comme j’avais abandonné mon cursus et que je n’étais plus tenu d’assister à des cours obligatoires, j’ai décidé de suivre un cours de calligraphie pour voir de quoi il s’agissait.
(…) J’ai trouvé ça passionant. Rien de tout cela n’était à priori censé trouver une application concrète dans ma vie. Dix ans plus tard, alors que nous élaborions le premier ordinateur Macintosh, tout m’est revenu en mémoire. Et nous nous en sommes servis pour le Mac. C’était le premier ordinateur doté d’une belle typographie. Si je n’avais pas assisté à ce cours à la fac, le Mac n’aurait jamais eu une telle diversité de caractères ni des polices aussi proportionnelles. Et comme Windows s’est ensuite contenté de copier Mac, il est probable qu’aucun PC n’en aurait eu.»
In Les Echos, Les grands patrons et la dialectique succès-échec.
2005-11-1

Sur le bord du chemin, vers le lieu-dit Pierre Pointue de la montagne de Ceüze, cet épouvantail délabré, posé là par des chasseurs.
2005-10-31
[Cette entrée est régulièrement mise à jour.]
Départ de chez moi dans les environs de 7h du matin. Ma propriétaire, à qui j’ai payé le loyer le jour d’avant, donc avec une dizaine de jours de retard comme à l’habitude, m’a proposé de m’amener à Aix, où j’ai rendez-vous. J’accepte bien volontiers.
Arrivé sur place, j’attends un petit quart d’heure devant l’université. Une sorte de clodo vient me tchatcher, me parle de tout et de rien, que la France est foutue, etc… Je reste stoïque et attend bravement.
Heureusement les filles arrivent en voiture. J’embarque, direction l’aéroport. Ralliement de tous les camarades de l’aventure canadienne.
suite
2005-10-28
Ce soir il s’agit d’un moment d’une extrême tension sur le plateau de la star ac’. Cinq de nos moins bons compétiteurs vont s’enflammer pour tenter de sauver leur peau, et pouvoir aller faire une tournée magique, devenir une star. Mon quotient intellectuel étant basé sur celui de la courbe du CAC 40 (deux cent points de perdus en quelques jours), je vais bien entendu regarder l’émission. Enfin, je crois. Je suis dépendant de le l’internet, aussi. La soirée va donc tanguer, telle la balle de tennis dans le dernier Woody Allen, entre ma débilité et ma dépendance. Charmant programme. J’ai par ailleurs appris dans Les Echos d’aujourd’hui, à la page consacrée aux cotations, qu’il y avait un cours “Côte de porc”, un cours “Pommes de Terre”, “Banane”, “jus d’orange”, etc…
Ce cours “Pommes de terre” pourrait être intéressant à suivre, en cas de faillite de la France et d’inflation; j’imagine tous les citadins à l’assaut des paysans radins pour leur marchander quelques radis. Dans ce type de configuration, être dans la peau d’un responsable politique équivaudrait à une mort certaine à 90%. Toutefois je pourrais revoir ce pourcentage à la baisse, en prenant en compte deux facteurs: la propension animale de ces chacals à toujours s’en sortir, donc à s’exiler, d’autre part à faire de la surenchère, comme en ordonnant l’expropriation des paysans.
2005-10-14 - 3 commentaires

Bien joli écran, mais surtout le clavier et la souris de Dark Vador, agrémenté dirait-on de post-it (?)
2005-10-10
Je suis dans un trip chansons d’Italie assez foireuses.
Sinon je subis l’attrait de la Star Ac’ 5, la première pour moi.
Dans la voiture, tous les jours, je cherche frénétiquement les radios poubelle, qui vont déverser leurs tubes les plus pourris du moment.
2005-10-1
Voici un de mes passages préférés du spectacle de Jerry Seinfeld:
I betcha women would like to know what men really think…
the truth, the honest truth.
You wanna know what men are really thinking?
‘Cause I could tell you.
Would you like to know?
Alright, I’ll tell you.
Nothing.
We’re not thinking anything.
We’re just walking around, looking around.
This is the only natural inclination of men.
To just kinda check stuff out.
We work because they force us to, but other than that,
this is really the only thing we wanna do.
We like women, we want women.
But that’s pretty much as far as we’ve thought.
That’s why we’re honking car horns, yelling from construction sites…
These are the best ideas we’ve had so far.
Honking the car horn amazes me! This is gotta be
just the last living brain cell in this guys skull
that comes up with this idea.
She’s on the street, he’s in the car.
Beep-beep.
“I think I made my point.”
What is she supposed to do?
Kick off the heel, start running after the car?
Grab on to the bumper?
The car comes to a stop…
“It’s a good thing you honked.”
“I had no idea how you felt.”
Jerry Seinfeld, in I’m Telling You for the Last Time.
2005-09-29
En arrivant au parking ce matin, pour aller bosser, il n’y a plus de place.
Il est 8 heures, et, dans la radio, André de Rocca, commentateur footballistique célébrissime sur France Bleu Provence, donne son impression sur le futur match de l’OM. A mon époque estudiantine maintenant révolue définitivement (avec succès, depuis lundi), je trainais dans le même bar populaire du Pont de l’Arc que lui; c’était où, avec des potes, nous allions nous relaxer après d’insupportables cours de droit, à coups de Perroquets.
J’arrive en retard au bureau, le temps de trouver un parking ailleurs. La stagiaire m’attend, en fumant une cigarette. Elle est cool, de tendance libérale, mais sans le savoir. J’adore.
La matinée se résume à vérifier si les salaires des employés des clients sont supérieurs à leur convention collective. Il y a une trentaine de dossiers, et chacun est particulier. Plein de paramètres abscons (c’est du droit du travail) à prendre en compte. C’est rébarbatif, c’est fatiguant. Le genre de dossier que l’on donne quand il n’y a rien à faire.
A midi trente quand je sors m’acheter à manger mon snack habituel est bondé. Il faut faire la queue au milieu de divers clodos, jeunes dépenaillés qui remuent sans cesse, hystériques. Ils me fatiguent. Je suis le seul en chemise pantalon noir chaussures de ville. Je me sens comme un Lord anglais à la fête de l’Huma. (Je reviendrai sûrement, plus tard, plus longuement, sur la population déconcertante de ma ville. Il y a beaucoup à dire dessus).
De retour au turbin, s’en suivent la rédaction d’un avenant à un contrat de travail, puis celle d’un Contrat Nouvelle Embauche. Assez divertissant.
Je termine ces distractions à 15h45, et il n’y a plus rien à faire. Comme le transfert d’appel n’est pas activé, je suis forcé de rester pour répondre aux éventuels appels téléphoniques, et faire le site ITN du cabinet. Cela n’est pas urgent, j’ai déjà beaucoup avancé (toute la structure est faite), puis mon serveur n’est même pas prêt (ceci est un appel au SAV de P4Host mon hébergeur – this is an emergency call to the hotline of P4Host). Mais j’ai trop dormi cette nuit, alors je suis fatigué. Alors je mets ma tête sur mon pull sur le bureau, et je dors. A 16h30 mon patron m’appelle et me dit que je peux partir.
Arrivé dans la voiture, la radio s’allume, et v’là t’y pas le André encore en train de parler de football. Etrange coïncidence.
J’ai un skateboard à vendre, alors je passe au skateshop, qui fait office de dépôt-vente. Assez surpris je suis quand je vois que le magasin ne prend pas de commission; l’explication est qu’il ne redistribue qu’un avoir pour les articles qu’il propose. Je refuse donc le deal, j’ai passé l’âge des skateshops. Je suis irrité d’avoir perdu mon temps et un euro de parking au passage.
Je rentre finalement à la maison, et reprends une partie impossible de Sudoku.