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2005

Devant l’Université

Devant l'Université

Aucun doute, vous êtes devant l’Université.

Le Cours Mirabeau

Le Cours Mirabeau

L’hiver, le cours Mirabeau se pare de ses plus beaux habits pour mon plus grand bonheur.

Triumph

Triumph

Porsche

Porsche

Je deviens mystique

Cet après-midi je trainais dans les couloirs de l’Université. En passant à côté de l’amphithéâtre, j’ai entendu mon ancien éminent professeur de droit civil raconter la loi sur la circulation routière de 1985. Je me souviens encore, trois ans après, des mots qu’il avait eu pour décrire cette législation:
Une réponse administrative pour soigner une pathologie sociale, écrite par des technocrates renfrognés.”
J’ai eu alors un peu le blues, en pensant que j’allais bientôt quitter l’Université. Quand je travaillerais dans une obscure officine parisienne, je regretterais toutes ces douces années, et le fait que je ne les ai pas vécues à fond.
Mais enfin, telle est la vie, j’ai bien le temps pour me rattraper, cette expérience me servira au moins à changer d’attitude et faire vraiment ce qui me plaît. Accumuler les expériences, varier les plaisirs et lieux de villégiature, voilà mon programme.
Après cette période nostalgique, j’ai trouvé un journal. J’en ai parcouru les articles sur l’attentat de Madrid, et me suis senti profondément concerné par cette tragédie. J’ai prié les victimes de ces horreurs, tout seul au milieu de mes camarades.

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Hier je suis allé chez le coiffeur.

Multi-functions

En ce moment je:
- écoute Elton John “it’s a little bit funny”,
- regarde “Das Madchen Internat”,
- écris une lettre de motivation pour le stage de cet été,
- résouds un cas pratique en droit pénal au sujet de la complicité d’un automobiliste qui aide des cambrioleurs à s’enfuir,
- installe une nouvelle cartouche d’encre.

Vroum vroum

Il y a quelques temps je discutais avec une personne qui mange des petits suisses pour mieux apprécier ses vomissements, des qualités comparées de diverses catégories de conducteurs(trices). Cet amateur de desserts transalpins trouvait que les conducteurs immatriculés 13 conduisaient vraiment comme des guignols, et étaient souvent à l’origine de contentieux sur la route (dui style si je sors de la voiture c’est pour te casser la geule à coup de massue).
En revanche, je rétorquais que les 83 se comportent de manière atroce sur la route, et c’est peu de le dire. Souvent très lents, ne respectant pas les priorités, à prendre le rond-point à 20km/h. J’ai pour moi l’argument d’une objectivité sans faille que ce département de la Côte abrite un bon nombre de retraités.
Certes.
Mais je voudrais compléter mon propos, en critiquant cette manière de voir les choses par simples catégorisations sans véritable fondement normatif. (Putain j’aime cette phrase)
En effet il est complètement arbitraire de classifier la manière de conduire par les plaques d’immatriculation. Il y a des bons et mauvais conducteurs partout. C’est évident. Tout le monde, à priori, s’en doute.
Mais surtout, je pourrais varier les catégories.
Je pense tout particulièrement à une C£$*²²§ qui m’a mis à bout de nerf le matin dernier, en me klaxonnant furieusement car je lui avait fait une remarque sur sa peur à s’engager sur l’autoroute. Certes, sa plaque indiquait l’établissement en Espagne. Mais est-ce que toutes les espagnoles conduisent comme des branquignolles? Du moins, tous les espagnols?
Est-ce la catégorie “femme” à prendre en compte? Ou bien la catégorie “blonde” ? Ou bien “Blonde dans une Mercedes noire de merde” ? Ou alors ” “connasse de blonde qui a la tête dans le cul le matin car elle a trop pris de Lexo qu’elle peut pas s’engager”? (Tout ceci pour dire que je l’emmerde).
Bref nous touchons à un point sensible qui montre que la catégorisation est une sorte d’instinct de nature arbitraire qui ne fait que libérer nos instincts les plus primaires, rien de plus.
Elle est réalisée par les éléments qui nous sont les plus visibles, je veux dire de manière évidente. Sur la route, c’est la plaque d’immatriculation qui est le premier élément de rattachement. Peut venir la couleur de la voiture peu fréquent, sauf pour le rouge), la marque, le type (4×4 ou twingo), ou bien la saleté (le cas échéant). Mais remarquons que la marque ne sert pas à catégoriser par marque de voiture elle-même(quelle idée de catégoriser en BMW, Renault… quoique les citroën de 10h du matin peuvent être à la limite considérées comme un élément objectif de casse-couilles notoire), mais sert à considérer la personne selon la classe sociale (en gros bourgeois ou prolo).
Nous pouvons en conclure que la catégorisation est donc le plus souvent d’ordre géographique ou social. Par extension, la classification par zone de résidence peut être extrapolée à une idée d’appartenance nationaliste dégénérée (du type moi contre les autres), et la catégorisation par classe sociale au socialisme. Vous avez là un beau mélange que je vous laisse apprécier. La solution à tout cela est l’usage de la raison afin d’éviter ces travers déplorables afin de réfléchir en terme d’individu.