Avertissement: moi-même un mois après je ne comprends rien à ce texte que j’ai écrit. Alors c’est normal que vous aussi restiez perplexes devant tant de bêtises. Merci.
Ce que l’on nomme démocratie peut être simplement appréhendé comme un mode de désignation de personnes qui auront l’exercice du pouvoir, en présupposant qu’il est nécessaire d’élaborer un système d’organisation de pouvoir. Le primat est que si aucune organisation de la société et de gestion du pouvoir n’est mise en place, ce pouvoir des uns sur les autres par la contrainte émergera der toutes façons. Je raisonnerais donc en acceptant le lien politique qui unit les hommes.
La démocratie est, j’y reviens, un mode de désignation par le peuple de qui va gouverner. Il y aura donc toujours existence de contrainte, car je suppose qu’elle ne peut être entièrement éliminée de notre société, du moins celle-ci n’est pas encore assez évoluée, au 21ème siècle, dans un sens civilisé pour effacer tout lien contraignant entre les gens. La contrainte s’exercera par la loi, qui s’appliquera à tous. Une démocratie légitime serait celle qui aurait des lois qui respectent les droits naturels des hommes, et qui ne créerait pas des lois inutiles de redistribution, bref qui ne ferait pas de l’Etat un instrument pour prendre l’argent aux uns pour le donner aux autres.
A partir de là il faut savoir si ce mode de désignation qu’est la démocratie est dès le départ biaisée et mauvaise, (si le principe de la démocratie (système électoral) est bon en lui-même), ou bien si ce sont les modalités de cette démocratie qui vont en faire sa qualité et son efficacité.
Il faut maintenant poser le critère selon lequel je jugerai que la démocratie est bonne ou pas dans son principe.
Nul doute que l’effet recherché quant à un mode d’organisation du processus social est la possibilité, plus ou moins forte, pour l’homme de mettre en place ses chances de survie. Je devrais entrer dans une explication de ce qu’est la survie, en quoi elle est constituée, son fondement physiologique, et quels sont les éléments qui, de manière historique, ont été factuellement relevés pour la faciliter. Mais c’est trop long alors je ne le ferai pas.
Il est un fait que la place de l’Etat dans la société est un élément prépondérant quant à la facilisation de la survie d’une société. Son degré d’intervention est l’indice numéro un à analyser.
La grande question que je me pose est quel peut être le lien entre démocratie et la mise en place d’une société ouverte, avec une liberté économique importante. Dans la plupart des cas de démocratie (avec présupposé que le jeu des élections n’est pas frauduleux) réussis, il a été constaté la mise en place d’une société ouverte, société ouverte qui induit augmentation de richesse.
Ce qui est sûr, c’est la relation entre place de l’Etat et réussite économique: si l’Etat a un rôle trop important, il va mettre en place des barrières de quelque manière que ce soit, du non-respect de la propriété privée et du jeu contractuel naturel. Dès lors la société ne sera plus vraiment libre, et il y aura moins d’augmentation de la prospérité.
La place de la démocratie dans tout ça? J’ai tendance à m’embrouiller les pinceaux entre rôle de l’état et démocratie comme système d’élection des hommes au pouvoir.
Maintenant, la question de savoir quelle est la forme du lien entre la démocratie et liberté économique. La démocratie est-elle nécessaire à la mise en place de la liberté économique, ou pas? Ce que je peux dire c’est que des démocraties qui marchent comme les USA, la GB ou la Suisse respectent les droits et donnent la liberté économique.
Mais le grand problème de la démocratie, c’est que si sur le papier elle séduit comme garante des libertés par une constitution, c’est son évolution qui pose problème. Car son système d’élection peut, au gré les termes de la constitution, mettre en place le clientélisme par les candidats au pouvoir, qui feront la course folle aux promesses séduisantes et à court terme aux électeurs.
Si l’on présuppose que l’homme est doué de raison et qu’il recherche son bien, la démocratie peut marcher. Mais les citoyens risquent, à cause du système électoral, de ne viser que leurs avantages à court terme. Si la gestion à court terme est préférée à celle de long terme, alors la lutte pour la survie, but métaphysique de l’homme, n’est plus assurée. Dès lors la démocratie n’est plus un bon système pour l’homme.
La question est de savoir si une démocratie évolue systématiquement en système clinetéliste, ou bien est-ce que les garde-fous qui sont imposés par la Constitution sont-ils suffisants pour assurer une démocratie efficace.
Une autre question est celle, conjointe au problème du clientélisme, si la démocratie et son principe d’électorat est assez solide pour résister au temps, car plus le temps passe et plus des évènements peuvent survenir (catastrophes naturelles, accidents collectifs) qui vont influencer les hommes de donner plus de prérogatives à l’Etat, ce qui sera néfaste pour l’homme.
De plus, la démocratie permet, même si au départ elle est bien constituée, de laisser un espoir à tous les tarés utopistes, constructeurs de société à leur goût, despotes, affairistes.
En comparaison, la monarchie, qui pose un système de gestion du pouvoir héréditaire peut aussi mettre en place un système clientéliste, qui n’est exclusif de la démocratie.
En conclusion je crois qu’il ne faut pas se baser sur ce à quoi la démocratie peut ressembler sur le papier, à sa création, donc au regard de ses principes directeurs. Il faut plutôt analyser la démocratie sur son évolution générale, dans le temps, et évidemment la complexité survient car toutes les démocraties du monde ne sont pas fondées sur la même base (Constitution, background géographique, culturel d’une société).
Donc, question: au regard de son évolution, la démocratie est elle valable?
je dirais que là (aussi), on ne peut répondre blanc ou noir. Un système peut être bon comme mauvais. Si l’on compare en France l’Ancien Régime et notre démocratie républicaine actuelle, à part le système électoral, je crois que les conditions de possibilité de mise en place de la survie sont à peu près les mêmes: dans notre démocratie les privilèges sont encore présents, l’Etat a à peu près la même place dans l’économie, le droit n’est pas spécialement mieux respecté.
Finalement le sort d’une démocratie dépendra de sa situation spécifique, avec ses données géographiques et culturelles. Le sort un système constitutionnel respectant les droits au départ dépendrait de l’usage de la raison chez les hommes, par là une constante lutte de la raison contre les obscurantismes du non-froit. Seule peut faire progresser l’évolution l’éducation, mais celle-ci dépend du système, qui lui-même dépend de ses structures.
Je suis assez déteministe finalement car je dis que tout est joué par nos conditions et structures de vie. Je me rends compte que je tourne quelque peu en rond.
La morale de l’histoire est que si vous voulez vivre dans un système où les conditions de votre vie seront plus agréables, ne cherchez pas trop à changer un système qui ne marche pas (comme en France), pensez plutôt à déménager dans une contrée au départ mieux apte à réaliser vos désirs.
En ce qui concerne la France, elle peut vous être tout à fait agréable si votre but est de rentrer dans le système de redistribution mis en place, d’en profiter, mais surtout pas d’essayer d’entreprendre quelque chose.